Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
Ils ont débarqué sans crier gare avec "Seventeen", single écrasant la concurrence au sein de la compile CQFD 2004 des Inrocks. Deux ans plus tard un maxi du même nom est sorti, mais c’est surtout leurs concerts qui ont fait leur réputation. Androgynes, maquillés, attifés, déchaînés, tout en rock et en voix hérissés, Jessie Chaton (chant), Ramon Pavez (basse) et Mohamed Yamani (guitare) sont de vraies bêtes de scène. Au point qu’on en a presque oublié s’ils étaient ou non de vrais songwriters capables d’un grand album. C’est, entre autres choses, ce que j’ai demandé à Jessie et Rae. Nous étions en juillet. Dans leur maison de disques. Il y avait des croissants sur la table. Et Kings of the Worlds, leur premier album, dont la sortie approchait à grands pas. Prévue fin septembre.
Avez-vous ramé pour bâtir un répertoire de chansons qui ait sa cohésion sur disque ?
Mais de toute évidence pas à n’importe quel prix ! Certaines personnes ont, parait-il, voulu faire de vous des Scissors Sisters français et ça ne vous a pas plu.