Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
En deux albums et une B.O., la petite Montpelliéraine est devenue l'une des plus grandes (dignes ?) représentantes française de ce que l'on pourrait considérer comme un genre musical qui s'intitulerait le "féerock" ; un genre né par mégarde avec Kate Bush à la fin des années 70, entre la fin du rêve hippie et le début du "no future", et peaufiné, conceptualisé par Björk au début des années 90 alors que les machines (intelligentes) commencent à rêver, déprimer et que le trip hop bat son plein ; un genre – le féérock – jamais loin, dès le début, du côté "sorcière" de la force, des épines de la fleur (ce à quoi on reconnaît les vraies ?), en témoigne Tori Amos par exemple. De ces trois-là – Kate, Björk, Tori – il sera question dans l’interview qui suit, mais il sera surtout question d’Emilie Simon, de ses "trucs" technologiques, son parcours, son univers, sa musique.
N’est-ce pas étrange d’avoir toujours su ce que tu voulais faire et... d'en vivre ?
Tu as composé la B.O. de La marche de l’empereur et un morceau pour une pub Novotel. Là, on est en plein design sonore, non ?
Une autre chose m’intéresse dans Végétal, c’est sa pochette. Tu y fais presque peur comme si tu étais une sorcière ou un fantôme. A quoi cette image fait-elle référence ?
A l’image de son single, "Fleur de saison", où cisaille un bon riff, Végétal semble plus rock que ton premier album. Comptes-tu aller vers des choses plus rock ?