Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
On m’a parlé d’un groupe qu’il serait bon de saluer. On, c’est Thomas du blog Tox. Le groupe Julius Airwave. Et ce Tox a bien fait. Ces cinq types régurgitent à merveille toute la brit pop que j’aime depuis belle lurette. C’est ce que j'ai ressenti en écoutant cinq extraits de The City The Forest, leur deuxième album sorti le 8 mai dernier en Floride et nulle part ailleurs...
C'est dire s'il y a du monde chez ces américains anglophiles. Que c'est la fête. Dans le genre brit pop, seuls Suede et Placebo ne sont pas invités. Parce que Julius Airwave ne la joue ni glam ni new wave, ni poseurs ni torturés : il positive. Il est de cette jeune génération de groupes qui, tels Sufjan Stevens et I’m From Barcelona, range la morgue et les clivages rock’n’roll au vestiaire et sort des ballons et des amis sur scène ; de cette jeune génération de groupes qui envisage la musique selon l’esprit de camaraderie qui l'unit et non comme un trip de rock star souhaitant mettre le monde à ses pieds ; de ces types très "boys next door" dont le rock est aussi festif que mélancolique, aussi anglo-saxon que canadiens, belge, suédois ; de ces types qui mélangent tout et n’ont que faire que faire du "bon goût". Des chouchous en puissance.
S'étonnant de cette situation, le jeune bloggeur de Tox a crée avec l’aide de quelques amis la street team européenne du groupe pour les faire connaître en Europe (via création d’un Myspace de la team et de campagnes d’affichages, etc.) et maximiser leur chance de signer sur un label européen. Avec un nom pareil, je leur conseillerais de négocier un partenariat avec les chewing gum Airwaves pour s'offrir de tels débouchés ! Bref, vous aimez ce groupe et avez envie et, qui sait, des idées pour les aider à s’exporter ? Alors n’hésitez pas pour en savoir plus à surfer sur Tox, le site de Thomas Wallemacq.