Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?

D'autres ne se sont pas gênés. En témoigne le nombre gargantuesque de cliques qu'affichent les morceaux, de 280 000 pour le premier à 45 000 pour le dernier. Les critiques sont aussi emballés. La presse US, Rollingstone en tête, a sorti ses étoiles pour couronner Young Modern "chef d’oeuvre" de Silverchair. Les ventes ont suivi. Le cinquième album de Silverchair a été le premier disque à atteindre le top des ventes iTunes avant sa sortie et il a caracolé en tête des charts le 9 avril dernier. A l’issu de Young Modern, Silverchair est donc le seul groupe australien (devant AC/DC, INXS et Midnight Oil) a avoir placé cinq albums en première position dans les charts. Silverchair n’entre donc pas seulement dans la cour des grands, il entre dans l’histoire du rock. Silverchair, un grand groupe ? Oui, et pas seulement pour son succès public et critique. Depuis Diorama, la formation s’est ouverte et agrandie jusqu’à devenir une sorte de quintette. Les nouveaux membres ? Paul Mac et Julian Hamilton. Le premier est un DJ Australien. C’est avec lui que Daniel Johns a formé le projet The Dissociatives en 2001. Il a participé à l’élaboration du quatrième album de Silverchair, celui du virage symphonique, ainsi qu’à la tournée qui s’en suivit. Sur Young Modern, il apporte ses claviers. Le second a également rejoint le navire Silverchair à l’époque de Diorama et travaillé sur The Dissociatives. Il est connu en Australie pour être chanteur-claviériste du duo électro The Presets. Son apport sur Young Modern est déterminant : il a co-composé quatre titres, dont deux balades craquantes, "Waiting All Day" et "Straight Lines". Serait-ce aussi à cette "union" qu’on doit la métamorphose de Silverchair en puissance de feu Coldplayenne ?