Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
Parce qu'on en a une et qu'on ne la regarde pas qu'avec les yeux de l'amour, on croit bien la connaître. Mais il suffit qu'un autre la regarde et nous parle d'elle en toute simplicité pour qu'elle nous semble d'un coup étrangère, presque inhumaine, et qu'éclate au grand jour son dangereux pouvoir de séduction. Elle, c'est la télé. Lui, Germain Huby. Tous les samedis à 12h35 sur Canal ce mystérieux personnage s'agite deux minutes chrono dans un curieux programme. Son titre ? Germain fait sa télé. Son but ? Nous montrer le petit écran sous un nouvel angle. Au téléphone Germain nous parle donc télé, bêtise et philosophie.
La carte postale beauf ?
Une fois, j’ai fait un épisode sur le thème de la journée de la femme. Tous les hommes politiques se sont exprimés là-dessus. Chirac a fait un grand discours sur ce que doit être le rapport aux femmes. Mais quand moi je l’endosse ce rôle, j’essaie de montrer qu’il y a des mecs qui ont effectivement dû penser ça à un moment, qui ont même dû offrir des fleurs à leur femme ce jour-là, et puis le lendemain ils leur ont sans doute mal parler, voilà. Donc moi je joue un peu tous ces rôles-là. C’est-à-dire que je ne me fais pas de cadeaux, je ne m’embelli pas pour passer à la télévision. J’essaie d’être le plus normal possible. Et dans la normalité du quotidien, on est des gens fait avec de la barbe, des boutons, des cernes sous les yeux, des coiffures pas toujours top. Il y a des gens qui me disent : "Tu es souvent un peu à poil dans tes émissions." Oui, parce que chez soi on ne se met pas en costard cravate.