Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
Parce qu'on en a une et qu'on ne la regarde pas qu'avec les yeux de l'amour, on croit bien la connaître. Mais il suffit qu'un autre la regarde et nous parle d'elle en toute simplicité pour qu'elle nous semble d'un coup étrangère, presque inhumaine, et qu'éclate au grand jour son dangereux pouvoir de séduction. Elle, c'est la télé. Lui, Germain Huby. Tous les samedis à 12h35 sur Canal ce mystérieux personnage s'agite deux minutes chrono dans un curieux programme. Son titre ? Germain fait sa télé. Son but ? Nous montrer le petit écran sous un nouvel angle. Au téléphone Germain nous parle donc télé, bêtise et philosophie.
Oui, une dimension un peu bande dessinée. Je suis assez téléphage mais j’aime bien aussi la BD et le cinéma. Pour m’aider à faire mes personnages, dès fois je pense donc à des personnages de films d’Audiard, par exemple, ou de dessins animés. Parce que comme je suis sur le décalage, si je détourne l’émission de Julien Courbet, je ne vais pas rejouer Julien Courbet. J’ai fait un épisode intitulé "Faut que ça change" dans le sens : "La télé veut absolument vous changer".
C’est clair. Il fait partie de ces mecs un peu froids, comme Cyril Hanouna, qui sont dans une espèce de business. D’ailleurs ils ont souvent une formation de commercial. Je crois que Cyril Hanouna a fait compta. Bref, c’est des mecs un peu arrivés là parce qu’ils faisaient marrer les copains. Pourquoi pas ? Mais c’est des délires potaches, on est loin de l’humour fin d’un Raymond Devos. Eux c’est : trois balles dans la fente et hop ! une vanne. Moi, je trouve ça très dur à faire.
pas contraint par une quelconque obsession de refaire de la télé. La télé n’est pas mon support. Mon support, c’est celui qu’une œuvre appelle en fonction de ce qu’elle est. Donc ça peut être une salle d’exposition, un festival, la radio, Internet. J’allais dire : c’est ça la logique d’un artiste. Là, je suis en train de co-réaliser un documentaire sur le thème des hommes qui se travestissent et il va falloir évidemment batailler pour le diffuser. Mais on n’a pas forcément envie que ce soit diffusé partout. J’ai plus envie qu’il soit diffuser dans des festivals parce qu’il y a un public volontaire.