Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?

Non franchement j’ai trouvé ça très bof. Je retiendrais juste la mélodie rouleau compresseur de "Weil Weil Weil", les jouissifs coups de tonnerre du très punk et foutraque "Let's Do It A Dada" et le lancinant "mela, mela, mela, mela, melancholia" de "Die Befindlichkeit Des Landes". C'est maigre. Pourtant j'étais prêt à y croire à la grande noise musique de Neubauten, prêt à me la prendre en plein dans la gueule. Mais non. Et puis de voir des iconoclastes se pendre pour des icônes et être pris pour des icônes quelque part je trouve ça d’un triste. Pourtant Blixa Bargeld, le maître d’œuvre de Neubauten, je l’avais rencontré 6 mois plutôt à l’occasion de la sortie de Alles Wieder Offen, le 14e album du groupe, et j’avais plutôt bien aimé tout ce qu’il m’avait dit. Mais bon au bout d’un moment les révolutionnaires sont meilleurs en théorie qu’en pratique. Trèfle de performance donc et place au discours (ici).