Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?

On pense au Mali Music de Damon Albarn, à quelques inflexions de l'album solo de Thom Yorke, à la kora africaine de Thee, Stranded Horse. A peine. On pense peu musique quand on écoute Ghost days, on ne pense pas à ce qui existe mais à quelqu'un en quête d'une autre vie, du pygmée qu'il y a en lui. On voyage comme rarement. Ici, plus que jamais, on nous emmène loin de la musique de fan, de son format, ses guitares. Ces 15 morceaux, dont un "fantôme", on n’arrive pas à les saisir, à en retenir les noms, à en figer le déroulé. Ils s’enchaînent presque comme un seul long morceau, un paysage. Un mirage. On craignait que Syd Matters ne fasse pas mieux que son deuxième album. Jusqu’où aller maintenant ?