Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?

20 décembre 2006. 19h15. Ça y est, on est dans le 9-3. A Saint Denis. Après avoir tourné en rond à proximité du square, du canal et du Leader Price indiqués comme points de repères, on trouve enfin sa maison. Il habite vraiment au bord de l’eau. Ambiance. Bucolique malgré la zone latente. Banlieue nord oblige. Bonnet sur le crâne il vient nous ouvrir son portail rouillé et nous invite dans son antre. C’est dans ce 30m2 qu’un mur sépare du domicile "familial" (sa femme et sa fille vivent derrière le mur) qu’il crée et cohabite en toute liberté avec ses démons. Enfin, ses démons c’est plutôt au sous-sol qu’il les libère, dans la cave par laquelle on accède via une petite trappe et un escalier de bois. C’est dans ces sombres soubassements à peine aménagés qu’il joue et s’enregistre à l’aide d’un synthé Casio et d’un magnétophone 4 pistes. C’est ici qu’il lâche, grâce à sa "chaos technique", ce qu’il appelle son "cerveau reptilien", sa part d’irrationnel. La plupart du temps il est cette personne "normale" qui nous reçoit au rez-de-chaussée, domicile de son "cerveau logique". 

Viva la merda parle-t-il de ça ?