Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
Dans l’affiche Kookaï, on le voit : la fibre de la fringue s’autonomise violemment. Lévite électrostatique comme la résultante d'un son. Une onde sonore qui se propage, nerveuse. La fibre est nerveuse. Animale. Le fibre est autant sonore qu'épidermique. C’est le tissu charnel d’un vêtement qui se fait chair plus qu'il n'habille. Un vêtement-marchandise qui prend vie pour mieux susciter le désir, dans un mélange troublant et très fort d’Eros et de Thanatos. Via la fibre, la marchandise s'approche de vous comme un serpent tentateur. Il est question de mue, de prédation, de changer de peau. D'en prendre une autre. Comme le verbe Biblique, le vêtement-marchandise se fait chair. Odieux, mais divin, il s'effiloche, s'aiguise et se divise en fibres pour mieux régner, pour tel un monstre-plante s'infiltreren vous et vous contaminer et tel un succube vous cannibaliser. Ce cannibalisme indique la forte personnalité de la fille Kookaï. Qui va se retourner contre vous, hommes.