Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
Je n’ai pas encore fini de le lire que voilà, ô miracle du net et de mon professionnalisme hors pair, vous en êtes déjà informé : Le Plan B est sorti. Ça y est, ce 10 mars, après trois mois d’attente, après avoir été initialement prévu pour janvier (histoire de nous plomber le moral après les fêtes de fin d’année ?), ce bimestriel "critique des médias et d’enquêtes sociales" est là, tout chaud tiré des presses, son encre prête à salir mes doigts et remuer mes méninges.
Vous l’aurez compris : Le Plan B met la plume dans la plaie. Tout y est volontiers railleur, acerbe, "sardonique", comme ils disent. C'est bien se dit-on, c'est tellement rare dans la presse actuellement en "vente libre" (goûtez moi cet oxymoron camarades !) cette liberté de ton, ce plaisir d'égratigner jusqu'au sang. Mais d'un autre côté, on hésite. C’est un peu trop saignant se dit-on, trop haineux, sans une once d'optimiste, étouffant, manichéen. Il faut voir comment ça respire la joie de vivre, comment ça fait envie ! La mise en page donne difficilement envie d'aller plus loin que le survol de politesse. Le Plan B est de toute évidence mal dans son époque, ce qu'on comprend fort, mais ce qu'on comprend moins c'est son rapport semble-t-il frustré au journalisme et au pouvoir que son statut implique.