Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
Assez parlé de la "révolution éco" d’In Rainbows. Que vaut, musicalement parlant, le septième album de Radiohead ? Revenus de "Creep", Ok Computer et "Kid Amnesiac" les cinq gars d'Oxford nous refont-ils une "révolution musicale" ? Un disque en prise avec le monde ? Une simple collection de chansons ? Plongée titres par titres dans ce mystérieux arc-en-ciel.
Comme si Yorke, débarassé de son mythe, ressemblait de plus en plus à un Mc Cartney de la génération X. Un faiseur génial ayant réussi à garder ses Beatles et sa part "Lennonienne". Ça laisse mesurer le chemin accompli. (Plus prosaïquement, ça donne envie de mettre au moins 4 livres pour télécharger In Rainbows et de se ruer comme un fou sur les 8 morceaux du disque bonus.) Je n'ai pas non plus une subite envie de faire l'amour en écoutant Radiohead (danser, oui, frétiller, oui) et je sais juste que je suis plus que jamais intimement amoureux de musique et ça me motive à continuer à les suivre aussi loin qu’ils voudront aller.