Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
Le claviériste multi-instrumentiste de Dream Theater nous parle des nouvelles technologies qui ont révolutionné sa musique et qui sont aujourd'hui l'eldorado des mélomanes souhaitant créer du son sans trop se fouler. En avant la zizique ?
A 50 ans, Jordan Rudess est un musicien accompli, qui a une longue carrière devant comme derrière lui. Il a suivi une formation de pianiste classique. C'est en découvrant le Mini Moog, un ancêtre des synthétiseurs créé en 1970, qu'il bascule dans le rock progressif en même temps que dans le monde digital. Il a 18 ans. "Je suis tombé amoureux du son qu'on pouvait faire avec ce type de machine. Alors j'ai commencé à devenir un fou de technique. J'ai toujours été intéressé par les instruments, la technologie, mais là je découvrais que je pouvais enfin me concentrer totalement sur le rendu du son que je voulais obtenir, le son que j'entendais dans ma tête. Je n'avais pas besoin de plusieurs années de dur labeur pour domestiquer l'instrument. Ça a libéré mes instincts, débrider ma créativité. Je pouvais jouer immédiatement, en expérimentant, juste me dire : "Qu'est-ce que ça va faire si je tourne tel bouton, si je fais telle combinaisons de sons ?"