Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
Les liaisons dangereusement soniques
"American Psycho" Les chansons s'enchaînent, sans temps mort, lacets lacérés d'une même course effrénée contre la montre, l'amour, la mort. Le désir les taraude, jusqu'à la maladie parfois. En mode impératif, Frank chante-parle crûment (sa voix ressemble à s'y méprendre à celle de Dominique A), de "cul", de "jambes longues et fines", de "tous ces gens qui grouillent et se replis", de "crever les ventres de nos mères" et "parle à ton père" (ce qu'il faudrait que je fasse). Leur romantisme à la Easton Ellis jaillit devant une maigre audience qui afflue par grappes progressives, et se fait prendre au piège. En extase au plancher, les pieds marquent le rythme de cette course effrénée. 