Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?

Jessie : En plus, même s'il y a ce côté série B dans le rock, aujourd’hui je trouve qu’il y a surtout une approche super intello critique du rock, notamment avec toute cette vague qu’a pu générer le Velvet. A tel point qu’on a l’impression que le rockers sont aujourd’hui des Wagner ou des Mozart. Et ça, c’est pareil que la scène branchouille de New York, ça m’inspire du respect mais ça me fait chier. C’est comme dans le glam avec Bowie. C’était génial, il a trouvé de supers concepts et fait de super chansons, mais quand tu vois le concert de 73 de Ziggy Stardust, c’est chiant, il n’y a pas une goutte de sueur. Pour nous ce qui prime c’est de faire des trucs directs et efficaces. On veut faire le divertissement à mort, rallumer le flambeau des sixties, seventies, eighties où les concerts avaient une vraie classe. Avec Fancy on veut que tu ailles de Queen à Kiss en passant par les Stones et que tu ressortes en te disant : "Wouah, ils sont inaccessibles, jamais de ma vie je pourrais être comme eux !"
A quand, comme Rinôçérôse, une chanson de Fancy illustrant une pub iPod ?