Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?

"Nirvana plutôt que Green Day"
"chercher un point limite"
Kim, ce parti pris mélodique impliquait-il obligatoirement d’écrire en anglais ?
Iggy Pop qui fait des pubs pour SFR, ç’aurait été inimaginable il y a quinze ans, comme le fait que la musique des Sonics illustre une pub Peugeot. Toutes ces choses que tu pensais avoir acquises à l’arrachée comme un anthropologue sont maintenant disponibles n’importe où, et je ne dis pas ça pour me plaindre que ce ne soit plus underground, mais il y a une perte d’émotion là-dedans. Il faut donc essayer de garder son authenticité. Au-delà de ça, le western nous touche car il évoque le contact avec les grands espaces et on perd ce sens-là, ce rapport avec le rapport avec la terre. Et comme on joue de la guitare et non de la musique électronique, on reste dans ce rapport brut et direct aux choses. C’est pour toutes ces raisons que Lonely are the brave nous parle.