Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
A l’occasion de ce mini-concert événement, SFR et EMI ont tenté une nouvelle formule marketing : les clients SFR équipés de mobiles 3G ont eu accès à une série de 10 "mobisodes" (feuilletons pour mobile), intitulés Inside Placebo. "Ces mini films de 1min et 1min 30, apprend-t-on, ont été spécialement conçus pour les téléphones mobiles". Et c’est "une première mondiale selon EMI qui ne se contente donc plus de mettre des disques dans les bacs". Le PDG de la major s’en congratule à mort : "Nous avons intégré toutes les dimensions de l'ère numérique et jouons de toutes ses richesses pour rapprocher les artistes de leur public et coller aux désirs d'innovation des consommateurs". Fuck : les consommateurs n’ont pas de désir d’innovation si ce n’est l’innovation musicale de leur groupe de rock préféré ! Bref, ce vicieux coup de pub coûtera à nos chers consommateurs 1 € par "mobisode", qui "dévoileront sets acoustiques, témoignages et extraits vidéo pour tout connaître sur le nouvel album avant même sa sortie". Chouette. Ils pourront même profiter de la diffusion gratuite, simultanée et intégrale du concert de la Cigale et, après coup, des extraits vidéo de l'événement disponibles sur le portail Vodafone live! en streaming et téléchargement payant. Fini le poster du groupe vendu 2 € à la sauvette à la sortie du concert. Vive l’extrait vidéo, plus approprié pour célébrer – répéter à l’envie et détruire – le souvenir de ce moment rêvé. Inutile de vous dire que les morceaux de Meds, 5e album du groupe à paraître le 13 mars, seront téléchargeables en chansons et en sonneries mobile. Ce lundi 6 mars 2006 fera date dans l’histoire de la musique et de l’industrie du spectacle ! le dernier Placebo défonçant joliment l’artillerie marketing du dernier Madonna chez l'opérateur Orange. Triste constat cher consommateur de rock : pendant que Brian t’embrasse, ses pubards te mettent un doigts dans le cul. Profond.