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  • PARLHOT
  • : Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 08:58

Bédéaste ubuesque

 



"Tout le monde adore les monstres"

"Les miens, on a envie de les manger"

 

Vos dessins me font penser, par certains cotés, aux peintures de Francis Bacon. Ce peintre vous touche-t-il ?
Sans pouvoir l’expliquer, je n’ai jamais été réceptif à son travail, pourtant j’ai essayé. Je me souviens avoir vu un documentaire sur Francis Bacon où on le voyait ivre, essayant désespérément d’enfiler ses chaussures sans y parvenir, c’était interminable et très drôle, mais après une demie heure j’ai fini par changer de chaîne et regarder une émission sur la menuiserie. Plus tard, quand je suis revenu sur le documentaire sur Bacon, il était toujours en train d’essayer d’enfiler ses chaussures. J’avais trouvé ça très bien, mais je n’ai pas d’affinités particulières avec sa peinture.

Vos dessins ne sont pas beaux, vos personnages volontiers affreux. Pourquoi plaisent-ils ?Il faudrait le demander aux gens qui apprécient mon travail. Mes personnages comme mes dessins sont parfois affreux, mais il arrive que des personnes aient envie de les manger. C’est un peu comme ces sucettes en forme de vampires qui laissent des traces de bleu de méthylène sur la langue, elles sont horribles, mais les enfants les aiment.

Que représente, chez vous, le thème du monstre ?
Ma production n’est faite que de ça. Peut-être davantage de monstres de mots que de monstres de gens. Tout le monde adore les monstres, Titi le canari aussi en est un, vous avez vu la taille de sa tête ? En plus ils font d’excellents stickers, personnellement je les trouve super sympas.

Si un jour vous croisez un de vos personnages dans la rue, que lui diriez-vous ?
J’en croise souvent, ça fait plaisir. En général je les regarde un petit peu mais discrètement. J’en ai vu un, la semaine dernière, dans l’entrée d’une crêperie, il était en train de changer la façade de son téléphone portable. Je n’ai pas grand-chose à leur dire, et puis ils ne me connaissent pas, ils me prendraient pour un fou si j’allais leur parler et leur dire que je les ai créés.

En tant qu’artiste, quelle trace souhaiteriez-vous laisser derrière vous : avoir créé une sorte d'Alien, c'est-à-dire l'un des monstres les plus effrayants et emblématiques du XXe siècle, ou plutôt de Goldorak, c'est-à-dire une œuvre récréative qu’on chouchoutera comme un joyeux souvenir d’enfant ?
Il y a un peu de tout ça à la fois dans ce que je fais : un aspect récréatif, populaire et léger mais aussi une dimension plus profonde et qui reflète l’époque dans laquelle je vis. Bien sûr, j’aimerais laisser derrière moi une trace suffisamment marquée pour me permettre de vivre encore longtemps après ma mort, je crois que c’est ce qu’on recherche tous. Cela dit, à notre époque on peut se poser la question de savoir combien de temps encore durera l’aventure humaine. Le compteur sera forcément remis à zéro un jour. De plus en plus de scientifiques se mettent à penser que d’ici 30 ou 40 ans nous aurons complètement disparu. Je ne pense pas que les éponges et les crustacés seront sensibles à ce qui restera de mon œuvre.

A quelle époque, autre que la vôtre, auriez-vous souhaité vivre ?
J’hésite. Soit à l’époque de la préhistoire, soit à une époque future et sans doute imaginaire où nous aurions enfin terminé d’être des singes.

En quoi souhaiteriez-vous vous réincarner ?
En l’Océan Atlantique.

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8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 00:33

Bédéaste ubuesque


 

 

 "Les choses sont plus intéressantes quand elles rejoignent leur contraire"


"massacrer des millions de gens juste pour rire"


Vous dites que vous souhaitiez, dès vos débuts, vous inscrire à la fois dans la contre-culture et la culture populaire. Pourquoi ?
Quand on fait quelque chose qui n’est pas facile d’accès, je pense qu’on a tout intérêt à en faire une présentation qui soit aussi séduisante que possible. Je trouve que les choses sont plus intéressantes quand on essaye de les amener vers leur contraire. Sans cela, on a vite fait de se complaire dans une attitude. Il y a beaucoup d’artistes underground qui crachent sur le mainstream et inversement, je ne suis pas sûr que ce soit très épanouissant, on a davantage à apprendre en allant vers ce qu’on ne connaît pas. Il ne s’agit pas pour autant de se faire récupérer, je le vois davantage comme une démarche d’appropriation.

Vos dessins sont drôles. Quelle est votre forme d’humour ?
Je préfère éviter de définir mon humour, je ne peux pas défaire d’un coté ce que je fais de l’autre. Ce que je peux dire, par contre, c’est que cette forme d’humour résulte d’une prise de conscience au cours de laquelle j’ai réalisé que dans le domaine de la création, on est confrontés à un certain nombre de barrières qui n’existent que dans notre esprit. Je me suis dit qu’après tout, rien ne m’empêche de faire mourir mes personnages puis de les faire revivre sans avoir à apporter aucune explication, rien ne m’empêche de les faire se transformer en courgettes ou de massacrer des millions d’innocents juste pour rire. A partir du moment où l’on n'ennuie pas le lecteur, tout est permis.

Pourquoi ne vous laissez-vous jamais photographier, filmer, ni même enregistrer par un dictaphone ?
Je souhaite rester anonyme parce que ça m’autorise une plus grande liberté dans ce que je fais et mon travail peut être considéré sans être rattaché à l’idée d’une personne avec ses qualités et ses défauts. Je sais que ça peut paraître idiot mais je partage cette croyance de certaines tribus primitives qui ont peur de se faire voler leur âme en se faisant photographier. Je ne peux pas m’empêcher de penser à l’oncle Bens avec son visage reproduit et multiplié à l’infini sur tous les paquets de riz, dévoré chaque jour par des millions de personnes, ça doit être épuisant. Quand on me demande ce que je fais comme travail, je dis que je trie des cacahuètes en usine ou que je vends des maillots de bains sur les marchés. Je ne tire pas de jouissance particulière de cet anonymat, mais disons que je m’épargne certaines nuisances de la célébrité.

Tout à l’heure, nous parlions des Inrockuptibles dont vous avez été un collaborateur régulier. Si je me souviens bien, vous n’avez pas signé leur "Appel contre la guerre à l'intelligence" lancé en février 2004. Pourquoi ?
Je l’ai soutenue et signée sous mon nom d’état civil, en tant que citoyen, je ne veux pas tout mélanger. En tant que dessinateur, mes opinions se manifestent inévitablement, d’une façon ou d’une autre dans ma production, je n’aime pas souligner les choses au marqueur fluo, ce serait hypocrite, personne n’a besoin de ça.

(Suite et fin.)
 

 

 

 

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8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 00:15

Bédéaste ubuesque


"Mon nom était destiné à un dictateur bolivien"

"Ma forme d'humour est devenue comprise par le grand public"

 

 

D’où vous vient ce nom, Pierre La Police ?
Quand j’ai commencé à montrer mes dessins dans des livres auto-édités au milieu des années 70, les noms slaves inspiraient une certaine méfiance. L’essentiel de ma production se résumait à des séries compulsives et disco d’explosions nucléaires en feutrine collée. C’est à cette période que j’ai senti le besoin de me fabriquer un nom. Je me rappelle avoir confié ce travail et mes économies à un name-designer de Singapour, la première société qui proposait ce genre de service. Aujourd’hui ça peut paraître dérisoire mais à l’époque, la confection d’un nom se faisait à partir de données très strictes. On vous demandait des analyses médicales, un thème astral approfondi et on en tirait des fiches perforées contenant toutes les données de votre vie, remises alors à des supercalculateurs. J’appris des mois plus tard qu’il y avait eu une erreur, que le nom qu’on m’avait refilé était en fait destiné à un dictateur bolivien. On m’a proposé de me rembourser, mais j’ai préféré garder le nom.


Ce nom marque-t-il la naissance du style Pierre La Police, qui semble-t-il consiste à la fois à dénoncer le monde consumériste et à en sublimer une des facette – son cheval de Troie ? – qu’est la contre-culture ?
Ce qui caractérise mon style n’est pas né à un moment précis, je le ressens davantage comme quelque chose qui a toujours fait partie de moi et qui s’est construit progressivement au fur et à mesure de mon évolution. Le fait de prendre un nom a plutôt marqué le passage entre le fait d’exercer une activité artistique pour soi et celui où l’on décide de lui donner une expression publique. Pour répondre à la deuxième question, je ne cherche pas à dénoncer, je n’ai jamais agi dans ce but. On me perçoit souvent comme un provocateur mais je ne me reconnais pas dans cette image. Sur le fond, vous avez raison quand même, je cherche à m’inscrire dans la culture populaire tout en ayant une production apparentée à la contre-culture et à l’underground. C’était une préoccupation depuis le début. Avec le recul, je suis content de voir qu’une forme d’humour qui m’était personnelle à l’époque est devenue aujourd’hui acceptée et comprise par le grand public.

Comment êtes-vous venu au dessin ?
J’ai commencé à dessiner enfant. Je suis atteint du syndrome de Jules Verne, une maladie chromosomique très rare. Beaucoup d’activités me sont interdites car je n’ai pas le droit d’entrer en contact avec certaines matières plastiques, alors j’ai développé assez tôt un goût pour le dessin. J’ai étudié les beaux-arts pendant deux années dans une école spécialisée en Suisse Allemande. C'était horrible, on nous forçait à regarder des matchs de Curling à la télévision. C'est en réaction à cela que j'ai développé ma technique d’icônes anti-stress en fromage fondu. Avant cela je faisais surtout de la BD, je me suis mis au dessin de presse plus tard pour pouvoir m’acheter des voitures de sport. Dans le dessin de presse, on a certaines contraintes, un sujet, un format imposé, la compréhension du dessin par le lecteur doit être immédiate et appréciable par tous. Quand on accepte ces règles, ce n’est pas un problème de rester fidèle à soi-même tout en se prêtant au jeu de la commande, c’est même assez enrichissant d’un point de vue créatif. La bande dessinée par contre, permet d’exprimer des idées plus personnelles. Aujourd’hui ces deux supports ne représentent qu’une partie très minime de mon activité. Cette année j’ai principalement travaillé sur des expositions et des projets audiovisuels.

Comment vous y prenez-vous pour faire un dessin de presse ?
Quand on me téléphone et qu'on me propose un sujet à illustrer avec un format donné, j’ai en général quelques heures ou jours pour faire le travail. Souvent l’idée arrive pendant qu’on me parle du sujet. Je n’ai pas trop à réfléchir, une image qui vient de suite. En général je cherche à proposer une ouverture qui va au-delà du texte à illustrer. Parfois, l’idée ne vient pas immédiatement, alors je suis obligé d’employer une technique d’auto-hypnose empruntée à Philippe II de Macédoine.

Dans la mesure où un magazine est toujours plus politiquement correct qu’une exposition ou une bande-dessinée, votre style n’est-il pas plus percutant dans le dessin de presse ?
Il faut distinguer le dessin de presse illustratif et le cas de figure où l’on me donne une carte blanche pour exprimer des idées personnelles comme c’était le cas par exemple avec Les Inrockuptibles. Ce sont deux choses assez différentes. Je préfère quand même le travail qui me permet de m’exprimer sans contraintes. La presse a contribué à me faire connaître du grand public mais je ne me considère pas pour autant comme un dessinateur de presse. Pour certains je suis dessinateur de BD, pour d’autres je suis artiste, certains ne me connaissent qu’en tant que réalisateur. Ce qu’on sait moins c’est qu’avant de vivre du dessin, j’étais ingénieur agronome. A ce titre, j’ai commercialisé un produit pour tuer les limaces qui est l’un des plus vendus aujourd’hui dans le monde. Je comprends que ce soit un peu difficile de faire la synthèse de toutes ces facettes mais personnellement je vois cela comme un seul et unique travail. Je trouve toujours un peu de voir à quel point les genres sont encore cloisonnés, c’est pourquoi je ne peux laisser ni le dessin de presse, ni la bande dessinée, devenir mon terrain de jeu privilégié, ce serait me priver de la liberté de pouvoir faire autre chose.

(Suite.)

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6 mai 2006 6 06 /05 /mai /2006 21:56

Bédéaste Ubuesque

 

 

Jusqu’au 15 mai Pierre La Police s’expose à la galerie Kamel Mennour. Intitulé The supremacist, l’événement est une belle occasion de découvrir l’œuvre d’une "admirable laideur" de ce bédéaste véritablement fondu d’idiotie. BD, cinéma, installations vidéos : il manipule de nombreux supports pour héberger "autant de monstres de mots que des monstres de gens". En témoigne l’interview exclusive qui suit cette brève présentation de l'artiste.


L’exposition "The supremacist" de Pierre La Police, c’est un "univers inédit" dit le critique d’art Jean-Yves Jouannais, qui en signe le communiqué de presse. C’est "une sorte de bande-annonce aléatoire qui aurait pour particularité d’égarer un peu plus du sens du film à chacune de ses images". Une œuvre cultivant allégrement le mystère, le rire, le sens de l’absurde et de l’accident. Une œuvre on ne peut plus "idiote", au sens que lui donne le "courant" artistique ou plutôt l’attitude artistique qu’on nomme Idiotie. Cet état d’esprit frappeur, frappé et frappadingue, Jean Yves Jouannais s’en est fait le chantre, y consacrant une exposition et même un livre chez Beaux-Arts Editions, qui s’intitulent tous deux "L’idiotie".

Idiotie pipi
"Explorer l'idiotie, dit encore la fiche bibliographique de ce livre, c'est comme descendre avec délectation aux enfers de l'art. Faire un voyage hilare, quand il n'est pas effrayant dans l’univers de créateurs seuls et singuliers, ni vraiment clowns, ni tout à fait mystiques, qui ont fait le choix de n'être pas compris". Souterraine malgré elle, l'idiotie irrigue donc depuis plus d'un siècle, les arts plastiques, la littérature, la musique et le cinéma. C’est "une sagesse, tel un bout de sparadrap, dont l'Occident chercherait à se défaire sans jamais y parvenir."

L’empire du mou
Dans ce livre et ce "courant" artistique, Pierre La Police a sa place, culte, et "fâcheusement insituable", dixit le fan Jean-Yves Jouannais. Depuis plus de 10 ans, quelque soit l'alibi du support (illustration, bande-dessinée, exposition, émission de télé, court-métrage), il malaxe, entre fascination et dégoût, la même pâte : une idiotie qui chez lui prend forme en un déversement hallucinant et hallucinogène de junk culture "tout à la fois agressif et régressif dans le champ de la bande dessinée. Ses dessins sont des parodies de genres dépourvus de pedigree, des autopsies passionnées des multiples cadavres du burlesque, des précipités paranoïa-critiques en milieu d’idiotie." Des précipités "paranoïa-critiques" ?

Déchets d’œuvre
Disons-le tout net : La Police fait de la merde. De la merde, oui, mais au sens où Rimbaud faisait de la merde en disant dans "Alchimie du Verbe" qu'il aimait "les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires ; la littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe, romans de nos aïeules, contes de fées, petits livres de l'enfance, opéras vieux, refrains niais, rythmes naïfs". Au sens où il la célébrait même dans ses poèmes, la merde, comme le faisait Artaud. Au sens où Duchamp faisait de la merde avec son "Urinoir". Il fait de la merde au sens qu'il fait le grand vomis critique, pittoresque, régressif, iconoclaste, subversif et dionysiaque du tout culturel. Il fait la merde de retourner au corps qui digére et réhabilite le déchet œuvre.

Pierre tombale
Sous La Police, le nerd gronde. Drogué de pop culture, il en profane le festif cimetière sans cesse renouvelé, ingurgite et régurgite cette culture envahissante qui forme cette membrane placentaire du Spectacle entre le monde et nous qui nous infantilise et nous mange. Dans ce meilleur des mondes où, sous la sophistication salope la putréfaction règne en maître, il vomit son meilleur des mondes où les monstres règnent en fous comme des clochards célestes. Des monstres échappés de nos imaginaires victimes d’un Tchernobyl pop culturel, de nos imaginaires all fucked up de trop d’images, d’icônes, de héros, qui recrachent l’infâme dans un obèse coq-à-l’âne sans fin, de bras, de jambes, de mythes et mythologies. Dégobe, dégobille, dégobiller.

Anonymat caca
Sous La Police, la merde grouille, prête au recyclage, à l’alchimie, à l’enfantillage, prête à être divisée en millier de golems, de dinosaures, de mort-vivants dégoulinants d’immondices délicieux. Ces monstres suintant de pâte à modeler sont bienfaisants, ils nous rendent la vue, en nous lavant les yeux. On dit La Police bédéaste mais c’est un bédéaste-éboueur, un bédéaste-fossoyeur, un artiste de salubrité public. Mais cette jouissance gargantuesque et délirante du caca ne fonctionne que si l’auteur disparaît lui-même dans son œuvre. Mangé par sa merde. La merde devant régner seule, par la simple force de son torrent, venant de nulle part, si ce n’est du ventre de la Terre. La Police cuisine donc son anonymat comme nul autre, en fait une pièce maîtresse de sa démarche et ne livre de lui "aucune photo, aucune notice biographique précise pour savoir où et quand il est né, ni quel est son cursus. Ne circulent de lui que des approximations non vérifiées." Néanmoins, j'ai réussi à interviewer l'artiste. Pas de visu, bien sûr, pas en chair et en os. Pas même au téléphone, mais par mail Pierre la Police a accepté de répondre à mes quelques questions. Suivez le guide... 


(Suite.)

 

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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 14:11
Taper des SMS : un sport EXTREME ?
Pantech, constructeur coréen en téléphonie mobile, vient de débarquer sur le marché français et européen le 13 avril. En tant que septième fabricant mondial, il souhaite "se faire une place dans un marché qui arrive à saturation" et donc "se faire connaître du grand public". Alors il communique, et pas n'importe comment. Il a lancé dans les jours qui ont suivi "une importante campagne de communication". Importante cette campagne l'est car elle s’appuie sur le charisme et les exploits de "l’escaladeur de l’extrême" Alain Robert, choisi pour porter la marque ; elle l'est aussi parcequ'elle s’incarne dans des affiches 4x3 qui, tel notre "Spiderman national", prennent littéralement d’assaut les hauteurs de la ville. Mais, problème numéro un : qui connaît Alain Robert ?

L'appel de la perfection
"Plus c’est fin, plus je m’élève", prêche le slogan. Un slogan bien carré, bien pensé, qui induit l’analogie entre le concentré technologique miniature du portable et la majesté vertigineuse du building. Analogie qui en induit une seconde, toute aussi balèze, entre la simplicité de tapoter les touches du clavier téléphonique et la prouesse physique d'escalader d'immenses parois presque lisses à mains nues. Qui plus est, la passion d'Alain Robert pour la grimpette extrême vient donner un tour indéniablement mystique à l'affaire. Elle réunit la pratique du mobile et de l'escalade à la même expérience hautement sensorielle et barrée, à la même addiction, au même dépassement de soi. Nature, technologie, corps, spiritualité, immense, miniature : à ce stade, qu’importe les caractéristiques des 11 modèles de la gamme Pantech, dont "la finition et le design sont, paraît-il, particulièrement soignés", on nous vend un imaginaire fort. Mais, problème numéro deux, à ce sommet de subtilité la communication se brouille : téléphoner serait-il aussi risqué qu'escalader des parois à mains nues ?

La tendinite du texto addict
A l'heure où l'utilisation du mobile se réduit pour beaucoup de jeunes à l'envoie massif de texto des dangers lié à cet usage apparaissent. C’est ce que rapporte un article pris sur le net et daté du 3 mai 2005. Robert Menz, docteur australien, est tombé sur une fillette de 13 ans souffrant d'une tendinite au niveau du tendon de son avant-bras droit. Son enflure mesurait deux centimètres. Etonné, il n’a pas su tout de suite d’où ça venait. C'est en lisant un article qu'il a eu le déclic. L’article évoquait le cas d'un jeune italien qui présentait la même blessure après avoir envoyé trop de SMS. Interrogeant la jeune fille, il a découvert qu'elle "disposait d'un crédit téléphonique très élevé qui lui permettait d'envoyer des centaines de SMS chaque jour, messages tapés évidemment à l'aide du seul pouce de la main droite." Le médecin conseille donc de "taper des messages avec le mode prédictif plutôt que lettre par lettre", mais surtout d’ "utiliser alternativement les deux mains pour composer les messages". A la même période, un autre article glané sur le web faisait état de l'émergence de cas de dépendance aux SMS. "Pour les médecins chargés des addictions, certains usagers utilisent pendant plus de sept heures par jour la fonction SMS de leur mobile. Certains se retrouveraient même atteints de douleurs articulaires des doigts, qui permettraient de détecter le problème !" A l'époque, ces cas étaient rares et isolés, mais un an plus tard, il n’est pas sûr qu’ils le soient encore, la consommation de texto n’ayant pas baissé… d’un pouce.





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23 avril 2006 7 23 /04 /avril /2006 17:17
Le 20 avril, chez Cauet, Emmanuelle Gaume, ex-présentatrice d’Exclusif a présenté son minois sexy et Déshabille-toi, son premier roman… érotique (suite).
 
Emmanuelle Gaume a débarqué dans le petit écran en 94 par l’entremise de Michel Field. Il la remarque devant son poste alors qu’elle présente la météo sur Canal+. Ce sera sa première et unique météo : sous l’aile de Field, la jeune diplômée en communication à l'EFAP (Ecole Française des Attachés de Presse et des Professionnels de la Communication) qui avait pour seul bagage d’avoir été attachée de presse chez un distributeur de disques et animatrice des matinales de France-Musique devient chroniqueuse de musique classique au Cercle de Minuit. Elle suit ensuite son Pygmalion à Europe 1 où elle apprend le métier en tant que journaliste-reporter. Elle en garde de merveilleux souvenirs, et admire toujours son Michel Field qu’elle qualifie au passage d’homme "cultivé" et "jouisseur". Jouisseur, le mot est-il anodin ? Michel Field est réputé friand de boîtes échangistes, fait que m’a déjà rapporté un ami bien assez curieux sur ce point pour que je ne mette pas en doute sa parole. Field aurait-il simultanément introduit Emmanuelle dans le monde du petit écran et celui des boîtes échangistes ? Mystère…
 
Très vite, Emmanuelle décide de voler de ses propres ailes et change de registre pour ne pas être étiquetée "intellectuelle du PAF". En 95, elle anime Matin Express sur M6 et l’année suivante Les Filles sur Fun avec Genie Godula, qu’elle pistonnera plus tard sur Exclusif. En 97, elle rencontre Dechavanne sur Telequanon, un flop éclair qui lui fait prendre conscience qu’elle ne veut plus "jouer les potiches à la télévision". Elle fait donc un saut sur les écrans du savoir de la Cinquième puis chez Rive Droite / Rive Gauche de Thierry Ardisson, "une bête de télé" qui "s'est montré drôle et sympathique". En 98, elle ajoute Arthur à son prestigieux tableau de chasse et choppe une chronique dans Les Enfants de la télé. Elle y prend "énormément de plaisir", Arthur est "incontestablement le plus gentil boss" qu’elle a connu jusqu'ici. Bingo ! Savoir complimenter ses patrons a du bon. Pendant plus de deux ans, elle anime Exclusif, un concept américain de "journal télévisé sur l'actualité people" adapté par la boîte de prod d’Arthur. En 2000, amie de Philippe Vandel, elle se retrouve catapultée co-animatrice de la nouvelle formule de Nulle Part Ailleurs avec Thierry Dujeon. NPA se crashant dans les tréfonds de l’audimat, la chaîne la recase dans + de Zapping. On sent venir la "traversée du désert" mais Emmanuelle se recycle sur le câble, anime de 2001à 2004 l’émission de cinéma Starmag sur TPS Star. Elle y est journaliste, animatrice et co-productrice. Pour mieux contrôler sa carrière, elle se met à l’écriture et au développement de projets d’émissions et retourne à ses premiers amours en produisant des disques et des concerts, notamment Pierre et le Loup avec Smaïn. Elle a même son propre label : Intrada.
 
La traversée du désert télévisuel d’Emmanuelle Gaume, c’est donc plutôt aujourd’hui, le 20 avril 2006, date de son passage chez Cauet. Elle doit rebondir. Alors elle met la Gaume Emmanuelle, car elle a plus d’un tour dans son sac. Armée de son roman érotique qui mélange, bien dosé, sexe et soupçon d’élégance, elle est de nouveau visible, bien en phase avec ce qui émoustille les médias dans cette époque ou le sexe prime. Son livre, Déshabille-toi, est donc un bon coup de promo, qui rajeunit son image et devrait faire monter sa côte dur le site de Caps (Je ne suis pas le seul à craquer sur Gaume, il y a carrément des types qui font des sites où ils exposent des captures d’écrans de leurs animatrices préférées et Emmanuelle Gaume y a une place de choix, mais plus encore Cécile de Ménibus). Mais cela va-t-il suffire pour lui valoir de nouvelles faveurs du tube cathodique ? Cela va-t-il suffire pour lui attirer de nouvelles propositions… indécentes et plus que cela ? Aujourd’hui, il y en a de plus jeunes qu’elle sur le marché. Allô, Michel ?
 
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23 avril 2006 7 23 /04 /avril /2006 16:51
Le 20 avril, chez Cauet, Emmanuelle Gaume, ex-présentatrice d’Exclusif a présenté son minois sexy et Déshabille-toi, son premier roman… érotique.
 
Emmanuelle Gaume a présenté Exclusif, mais elle n’a pas fait que ça. Elle a fait plein de choses Emmanuelle, des trucs qu’on ne soupçonnerait même pas (voir plus bas dans l’article). Mais elle n’a jamais autant brillé que dans l’émission people de la Une. Il n’y avait pas mieux que la vacuité des sujets sur la vie trépidante des stars pour admirer, avec la pleine concentration que cela exige, sa pétulance de sexy femme-enfant. C’est qu’elle est vraiment mimi Emmanuelle. Elle ne fait d’ailleurs absolument pas ses 37 ans, comme on l’a appris cette nuit-là en regardant La méthode Cauet. En tout cas, elle ne les faits pas à l’écran. Peut-être que si l’on se rapprochait du poste, on se brûlerait les ailes et tomberait de notre petit nuage en découvrant (comme je le découvris dans mon enfance pour Chantal Goya) qu’elle a les rides de son âge. Mais non, je n’ai rien vu de tout ça. J’ai juste vu ses grands yeux et son smile. Et je suis resté sur ma chaise, les yeux rivés à ses grands yeux à elle.
 
On le savait déjà qu’elle était mignonne Emmanuelle. Mais ce qu’on ne savait pas, c’est qu’elle était même… chaude ! Enfin, on ne sait pas, on suppute. Mais cette nuit-là, c’est tout de même un roman érotique qu’elle vient défendre chez la méthode Cauet. Sorti chez Plon le 6 avril, le livre s’intitule Déshabille-toi. L’art et le sexe en sont les deux mamelles. Mais l’art et le sexe "érigés, nous dit-on, comme un rempart contre l’hypocrisie et le conformisme". Soit. Il faudrait lire. Le pitch du bouquin, lui, nous fait plus penser aux scénarios cul cul la praline des défunts films rose de la Six qu’à un livre ayant vraiment envie d’en découdre avec le thème (toujours tabou) de la sexualité féminine. Il est en effet question d’une "jeune sculptrice obsédée par la nudité, amoureuse du corps des hommes et des femmes" et qui "déshabille ses modèles depuis son plus jeune âge. A vingt ans, elle est célèbre dans le monde entier. A New York, où son exposition de nus érotiques fait scandale, elle succombe aux charmes d’un jeune romancier proche des plus hautes sphères du pouvoir. Mais dans l’Amérique bien pensante et sans pitié, où politique et sexe s’entremêlent étroitement, il est bien dur de ne pas franchir irrémédiablement la ligne rouge…"
 
On ne sait pas trop si la prose d’Emmanuelle offre de quoi grimper aux rideaux, mais ce qui nous titille et ce qui titille d’ailleurs Cauet, c’est de savoir si Emmanuelle l’animatrice est aussi coquine que l’Emmanuelle du livre. Et elle joue franc jeu Emmanuelle, elle est là, fraîche, pimpante, prête à prêter le flanc à toutes les indiscrétions et les grivoiseries de l’animateur. (Elle sait qu’ici elle va moins morfler que chez Ardisson.) Alors, questionne légitimement Cauet : l’auteur est-elle à l’image de la narratrice de son livre ? Emmanuelle admet que oui, un peu, bien sûr. Car si l’histoire est une fiction et les personnages inventés, certaines choses font évidemment écho à ses propres fantasmes et qu’il faut être un minimum intéressé par la chose pour écrire un livre sur le sexe et la sensualité. D’ailleurs, dit-elle, ce n’est pas un livre porno, mais un livre érotique, sensuel, elle insiste. Mais elle a néanmoins refusé toute métaphore dans l’écriture. Parce que les métaphores gâchent le plaisir. Elle appelle donc une chatte un chatte, etc. Et elle assume. Cauet, lui, a plus de mal. Au moment de lire la fameuse page 90 du livre dont il n’arrête pas de sous-entendre depuis le début de l’émission qu’elle est ultra hot, il est bien embêté. Gêné, il finira à toute blinde sa lecture du dit passage pour évacuer toute la franche et torride sensualité qui se niche dans ces phrases. Emmanuelle, elle, ne se débine pas, elle le regarde lire, sans rougir ni présenter l’ombre d’une goutte de sueur (Ardisson l’aurait sans doute fait rougir). Elle est maintenant sûre de son fait. Son livre émoustille. Alors elle rayonne. Avec ses grands yeux et son sourire. Très troublante d’assumer pleinement cette nouvelle facette qu’on ne lui connaissait pas. J’ai plus chaud que si Clara Morgane était en petite tenue sur le plateau.
 
Devant tant d’atouts, Cauet est sous le charme. A deux doigts de virer sur le champ Cécile de Ménibus et de sortir un nouveau contrat. La Gaume, doit-il se dire, avec son côté Sharon Stone en petite brune, ça ferait une chroniqueuse de choc. Un peut-être trop intelligente peut-être, mais sur le coup il ne pense pas à ces détails Cauet. D’ailleurs, il lance plutôt quelques vannes là-dessus à Cécile de Ménibus. La blonde vache aux seins punchy (étonnamment cachés ce soir) n’en mène pas large. Elle frôle l’overdose de jalousie sous ses airs bravache, n’ose pas trop l’ouvrir sous peine de montrer illico son aigreur. Maligne, Emmanuelle a bien senti le truc, et évite le crêpage de chignon (qui aurait valu le coup d’œil) en jouant la grande copine avec sa comparse animatrice. Se défaussant d’une question de Cauet qui la tanne pour en savoir plus sur ses ébats, Emmanuelle prend Cécile à partie sur l’air du : "Tu sais, c’est super dur d’avoir un copain quand on est animatrice télé. Moi durant cette période, je n’en ai eu aucun. D’ailleurs toi Cécile, comment ça va de ce côté-là ?" Prise de cours, Cécile avoue que c’est un peu la cata. Elle fait très fort Emmanuelle : sa réplique a valeur de pique, mais aussi de solidarité féminine. Elle ruse et se soumet malicieusement au jeu de séduction et de confession qu’implique le talk-show. D’ailleurs hop ! l’instant qui suit la voilà qui confesse avoir déjà fait l’amour dans sa loge d’animatrice… mais c’était avec son petit copain de l’époque.
 
Cauet ne lâche pas si vite son interview indiscrète. Il rebondit sur les galipettes lesbiennes du livre : "Et l’amour avec une femme, Emmanuelle ?". Attention, Emmanuelle met quelques neurones en avant : "Non, dit-elle, mais c’est un fantasme. Comme toutes les femmes de notre génération à Cécile et moi, on nous a élevé avec certains interdits, un surplus de sécurité, en ne nous disant pas tout sur la complexité du sexe et ses plaisirs. Adultes, on a donc envie de se libère, d’explorer, enfin on a au moins des fantasmes de cet ordre qu’on aurait envie d’assouvir, mais ce n’est que des fantasmes". Ah, oui, "que des fantasmes ?" C’est qu’on se méfie de son petit air mutin à Emmanuelle. Du côté de M6 Kids, on a bien appris qu’un minois semblable avait tourné dans un film érotique. Alors, que des fantasmes, Emmanuelle ? Qu’un roman rose et rien derrière ? On émet des doutes quand on voit ses grands yeux et son sourire rafraîchissants et dévorants se poser sur M Pokora, que Cauet saoule pour qu’il se mette torse nu et montre ses tatouages inédits. On émet des doutes quand on voit avec quelle insistance elle regarde un jeune acteur de 17 ans... Quelle intensité de regard… Caliente ! Il y a de l’intérêt là-dedans. On a l’impression qu’elle en ferait bien son quatre heures. Aimerait-elle les petits jeunes, Emmanuelle ? Elle qui avoue chez Cauet avoir eu une relation avec un quinquagénaire ?
 
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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 18:23
La mini-série a tout d'une grande... maintenant qu'elle a son Emmy !

Cette année, les Emmy Award qui récompensent depuis 33 ans les meilleures séries américaines ont innové en créant le premier Emmy Award récompensant les programmes visibles sur Internet, téléphones portables, iPod et "produits similaires". Ce nouveau trophée sera remis le 22 avril à New York. Sans en connaître l'issu, on sait déjà que l'événement va faire beaucoup d'heureux gagnants. Et en effet, tout le monde se flatte déjà de ce que les organisateurs aient enregistré une participation excédant largement leurs attentes, en termes de qualité comme de quantité. Ce climat de réjouissance est compréhensible. Ce nouvel Emmy Award n'est pas là pour faire jeune et joli. Si l'on pense un instant que dans un avenir proche de plus en plus de chaînes de télévision proposeront du contenu téléchargeable sur les nouvelles technologies portables, ce prix s'annonce hyper stratégique et se pose-là histoire d'accélérer la manœuvre et d'attiser le phénomène. En attendant, loin de ces quelques manigances à propos d'un marché qui s'annonce juteux, on se contentera de visionner les "oeuvres" des nominés, qui sont au nombre de sept, et valent vraiment le coup d'œil. Il y a 24: Conspiracy produit par Fox Mobile Entertainment,
It's Jerrytime ! produit par Ozone Inc, Live 8 on AOL produit par America Online, MTVU Stand In produit par MTV Networks, Sophie Chase produit par CB Films Inc. et Stranger Adventures “Helen Beaumont” produit par Riddle Productions.

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 01:30


Le site dont vous êtes le (guitar) hero

Plus fort que les "air guitar contest", voici les "clavier guitar contest" avec Mr. Fastfinger, le maître Shaolin de la six cordes. De quoi vous dégourdir les doigts en tapant des solos de ouf sur votre clavier, des enchaînements de démiurge que même Satriani n'a pas imaginés.



Le rap bling bling des toutous

C'est Quick qui fait ça pour promouvoir ses hot dog. On appelle ça un buzz, un marketing de bouche à oreille, ici très créatif, très réussi. On doute que ça fasse vendre un max de hot dog, mais rire et jacter, ça oui, c'est assuré. La toile s'en régale. Ces chiens ont la (west) côte ! "Lève ta patte en l'air, lève ta patte en l'air!"



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16 avril 2006 7 16 /04 /avril /2006 13:24
Choisissez son slogan chic et choc !

C’est simple. Hier soir, je réfléchissais à ce que j’allais bien pouvoir écrire en en-tête de mon site pour indiquer le positionnement de PARL HOT. Parce que oui, c’est bien beau de dire PARL HOT, c’est bien joli de l’écrire, mais ça ne dit pas tout PARL HOT. Enfin pas assez. PARL HOT, ça dit bien (j’espère) l’esprit du truc, l’attitude qui est d’écrire comme on parle, à chaud, sincèrement, cash. Mais attention (oxymore dans l’air), avec style aussi, (sans quoi la franchise n’est rien), en tournant plusieurs sa langue dans sa bouche, en tenant compte des circonvolutions, du melting pot des niveaux de langues. Ecrire comme si l’on pensait tout haut. En son for intérieur. En un for ouvert sur l’extérieur. Voilà le truc. Mais PARL HOT, ça ne dit pas de quoi on y parle sur PARL HOT. Et comme le net est une jungle impitoyable, où tout pousse et s’entremêle, il faut lever bien haut l’intitulé de son enseigne, pour que les surfeurs s’y retrouvent et viennent squatter si le spot leur plait.

Avec PARL HOT, vous savez bien que vous êtes sur un site de journalisme culturel. Oui, disons "site", si vous le voulez bien, "blog" fait un peu vulgaire. Fourre-tout. Oui, voyez-vous, je me la pète. Car j’ai choisi mon camp. Délimiter mon terrain. Planter des graines. PARL HOT est et sera un site culturel personnel et de qualité. Je prépare d’ailleurs pour bientôt un rubricage qui organisera son contenu, pour que ceux qui veulent uniquement lire des articles musique sachent directement où trouver les articles musique, que ceux qui veulent uniquement lire des articles médias sachent directement où trouver les articles médias, que ceux qui veulent lire des articles transversaux axés branlettes intello ne se régalent illico que de ça, et que ceux qui en plus veulent bien lire mon blabla métaphysique sur l’aventure PARL HOT puissent aussi y trouver leur compte. Cela dit, vous voyez déjà se dessiner en pointillés le rubricage dont il sera question. Mais avant toute chose, j’ai envie de dire, il faut un bon slogan pour englober tout ça. Une formule choc qui dise le truc Bam ! Bam ! en 4-5 mots pas plus. Et là, en réfléchissant hier soir (tenez-vous bien), mon instinct de pubard revenant au galop du fond des âges, il m’est venu pas une, pas deux, mais 6 idées de slogans, toutes plus connes ou bonnes les unes que les autres, selon les goûts.

Alors voilà, comme je ne sais pas trop lequel choisir, l’idée m’est justement venue de les soumettre à vos goûts ces slogans. C’est simple, c’est vous qui allez choisir, parmi les slogans dûment numérotés ci-dessous, celui que vous préférez, et c’est le bilan de vos choix cumulés qui installera tel ou tel slogan en en-tête de PARL HOT. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais choisir le slogan de PARL HOT, c'est un peu participer au peaufinage de la ligne éditoriale de PARL HOT et donc un peu de ce que vous y trouverez à vous mettre sous la dent. Alors merci d’avance pour vos votes, que j’espère nombreux. Faites vos jeux et que le meilleur slogan (je croise les doigts sans savoir s’il y en a un qui me tient le plus à cœur) gagne.


1) PARL HOT : Sylvain Fesson chaud bouillon de culture

2) PARL HOT : Le site du bouche-à-bouche musique, médias, livres

3) PARL HOT : Le talk chaud musique, médias, livres

4) PARL HOT : Le blog pop qui parle d’hot choz

5) PARL HOT : blabla pop critique


6) PARL HOT : L'avis d'un pigiste culture
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