
J'étais déjà pas un fan de Crêve-coeur, disque fort honorable mais où la qualité des textes faisait oublier la minceur des musiques...
Pas le cas ici. Ca se laisse écouter sans déplaisir mais c'est aussitôt oublié. Daniel a besoin d'un nouveau compositeur...
Sans avoir pu écouter tout l’album, je suis bien d’accord avec cette chronique. Et je pensais aussi que ce deuxième opus “d’après la résurrection” est un peu au premier ce que “Stranger things” était à “Open all night”.
Il y aurait d’ailleurs un parallèle fructueux à faire entre Soft Cell et Taxi Girl. En vrac, même groupe météorique, mêmes traces indélébiles dans nos mémoires, mêmes tubes inattendus (pas besoin de dire lesquels), même arrogance douée et liée à la cold wave, même nombre de lettres.
Et aussi, donc, entre Daniel Darc et Marc Almond: même nombre de lettres, même carrière très chaotique, même disque brillant à la mi-temps (Nijinsky et, disons, Mother Fist pour Almond, encore que j’hésite un peu avec The stars we are), même résurrection autour d’un album (pas besoin de dire lesquels) suivi hélas du même fatal confort culturel.
Malgré toute la sympathie saganesque que je lui porte, et sans parler de cette voix chantée qu’il n’a pas et qu’il n’aura jamais, Darc ne sort pas franchement gagnant du parallèle. Crève coeur marchait bien entre la belle tristesse laforguienne de ses textes et la langueur yanntiersenienne (eh oui, tant pis pour les ex-punks) de la musique de Lô. Mais, excepté le sublime dernier morceau plagiaire, cela reste un joli petit album, quand Open all night est probablement un des sommets méconnus de la pop.
A la Fnac je n’ai vraiment pas réussi à écouter jusqu’au bout ce prétentieux “Amours suprêmes” (par son titre d’abord : si j’étais une fille, je fuirais les jambes à mon coup devant un type qui me parle comme ça..). Alors que j’avais quand même acquis Stranger Things où il y avait de bons morceaux persuasifs (Love in a time of science, par exemple) malgré la déception générale.
La clé de tout cela, comme disait Warhol même si je le déteste, c’est le travail. Tout en ayant moins pris de drogues et exploré moins d’anatomies, Darc est surtout beaucoup beaucoup plus paresseux qu’Almond. Il a le droit, et d’ailleurs il vit en France. Mais alors qu’il se taise et ne la ramène pas trop devant les petites journalistes (voir la pitoyable “saga darc” sur youtube, là non plus je n’ai pas pu aller au bout).
Je viens de subir Daniel “Darc” Rozoum en concert.
Ce type n’est qu’un déchet ambulant.
Qu’il crève vite, c’est tout le bien que je lui souhaite.
Des tox comme ça, il y en a plein les hôpitaux de jour. Et encore, ceux-là se soignent.
Toi qui veut participer à la Nouvelle Star, fait comme Dany : du yaourt, incapable qu’il est d’articuler ne serait-ce qu’une seule phrase intelligiblement. Tu verras, ça marche.
Personne n’a semblé outré d’avoir payé si cher un lot de flan avarié. J’espère que non. Je ne suis quand même pas le seul à l’avoir entendu. Je ne suis quand même pas un David Vincent auriculaire. Ou alors, je me sens bien seul. Ou alors, je dois être très con : feindre le plaisir des sens à l’écoute de cet adepte de Piero Manzoni ne devrait pas être si difficile. Une centaine de handicapés ont bien réussi, alors pourquoi pas moi ? Suis-je devenu paranoïaque ?
Le groupe qui l’accompagnait vaut le détour, de toute façon vous n’entendrez rien d’autre… Il faut bien masquer le manque total de voix de ce bidule à l’aide de batterie et de guitares surexposées.
Merci au Berry pour la 1ère partie, c’est toujours ça de gagné pour mes oreilles (excepté la version auto-censurée de “Killing an arab” des Cure).
Chers Daniel Rozoum et fan de D.D. (Dédé, comme le jeu à gratter des pauvres), nous avons déjà eu Serge Gainsbourg et Philippe Léotard en guise d’”artiste-déchiré-par-la-vie-de-service”, inutile d’en avoir d’autre.
Mon petit Daniel, un conseil d’ami : meurt vite et prématurément. Tes fans sont largement assez cons pour trouver cela formidable (il aime tes concerts, ce qui est déjà un signe de dégénérescence précoce). Il n’y a qu’à lorgner du côté des restes de James Douglas Morrison.
Même mort, un “artiste-déchiré-par-la-vie-de-service” plaît à une myriade d’adolescents au romantisme exacerbée par l’excès d’hormone et de cholestérol, ainsi qu’à de vieux nostalgiques engoncés dans leur veste à épaulettes et leur brushing des 80’s et qui ont oublié que Taxi Girl, c’est loin. Très loin.
Cherchez le garçon ? Ouais… j’eusse préféré trouver l’artiste.
Merci pour cette article avec lequel je suis en ligne.
Cedant certainement à la pression des médias, de sa maison de disques et à la facilité, Daniel Darc nous ressort la copie conforme de son album precedent. Et les copies, c’est pas un scoop, n’atteignent que rarement le niveau des originaux.
La verité, ce que le succès pourrit les ecorchés vifs, que pour eux, seule la douleur permet la creation artistique (la vraie), et que ce genre d’artiste devrait soit attendre d’être à nouveau dans le caniveau à se piquer pour ensuite reecrire, ou bien s’atteler à des creations légères et eloignées de leur univers habituel centré sur l’autodestruction…
Olivier P