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  • : Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 11:43
Trentenaire contre attaque

Depuis le 21 avril 2002 les trentenaires entretiennent avec la démocratie une relation pleine de désillusions. Alors quand ils entendent que les présidentielles de 2007 témoignent d’un regain de démocratie au vu des 86% de participation, leurs dents grincent. La politique n’a pas changé et ce n'est pas le niveau d'abstention aux dernières législatives qui viendra prouver le contraire. Guénaëlle Gault, directrice d’études à la Sofres, nous explique pourquoi il est temps d'en finir avec "la politique à papa".




"Je veux être moins agressive avec nos aînés"

"J’adore l’aïkido car dans cette discipline il n’y a pas de perdants"




19 mars. 18h30. Près de République. La voilà qui arrive, dévale la rue Béranger, brushing au vent, iPod blanc dans les oreilles. Je l’attends au tournant. Pour parler de son livre, Pour en finir avec la politique à papa. Sous leur accrocheuse couverture orange Casimir, ces 150 pages écrites gros et sans style m’ont laissé sur ma faim. L’auteur y passe en effet plus de temps à résumer ce que tout trentenaire sait déjà, que le monde a changé depuis les années 50, que les grandes idéologies sont tombées, que les gens se sont émancipés, cultivés, responsabilisés, plutôt qu’à dire comment la politique doit changer et comment les trentenaires la changent déjà sans parfois même s’en rendre compte, par le biais d’Internet, des blogs, des flash mobs, du bio, du tri sélectif, de l’engagement associatif. Délaissant tout souci d’autocritique, son approche positive des trentenaires semble pêcher par excès de douceur. Dès le prologue, elle désavoue même le titre du livre, "exagérément provocateur car il ne s’agit pas de révolte" ni de "tuer le père". Mais paradoxalement c’est de cette fadeur que semble venir la force de son entreprise.

Guénaëlle arrive après la bataille, après celle des grands idéaux de 68, comme celle, éditoriale, qui a vu déferler ces dernières années tout un tas de livres consacrés aux trentenaires. Mais cela ne l’a dérange pas. Elle s’en réjouit presque. Parce qu’après la bataille, c’est encore la bataille. Celle-ci n’est finie qu’en apparence, dans le spectacle du défoulement démocratique qu’elle a copieusement laissé paraître le 6 mai 2007. Spectacle qui s’est vite révélé comme tel au vu de l’abstentionnisme record qu’ont suscité les élections législatives. Mais dans cette après guerre, il est encore temps, enfin temps, de s’atteler à la reconstruction d’une vraie politique. D’en poser les bases. Et c’est dans ce recul que ce livre prend tout son sens. Alors de notre côté, aussi, on se réjouit presque d’en parler alors que les urnes ont depuis longtemps tranché.

Ça fait six mois que le livre de Guénaëlle est sorti. Deux quand je la rencontre. Elle découvre les joies d’avoir un "filtre institutionnel" qui la relie aux médias : une attachée de presse "marrante" car "un peu out" malgré son jeune âge. Durant ces deux mois le filtre a fait son job : Guénaêlle est passée à la télé sur Direct 8, Canal+, France 2, à la radio sur France Inter, Europe 2 et dans les journaux Toc et Psychologie Magazine. Elle a donc fait de la télé, de la presse et de la radio mais aucun des gros médias auxquels elle s’attendait. Mais elle n’est "pas mécontente" pour autant : son livre fait jaser la blogosphère et pour elle c’est presque préférable "que ça se passe ainsi, de manière un peu dérégulée" car d’un autre côté elle craignait de bénéficier d’un article dans un gros média qui l’aurait rendu fier mais "qui n’aurait pas fait bouger ni réfléchir." Elle a par contre vécu les inconvénients du gros média télévisuel en faisant l’émission Ce soir ou jamais de Frédéric Taddéï. Coincée entre "des pros de l’exercice télévisuel" tels que Raphaël Enthoven et Natacha Polony, avec lesquels elle était "en désaccord total sur le contenu", elle n’a pas pu s’exprimer. Ce qu’elle essaie de mieux faire le jour de notre rencontre, armée d’une bière pour saper la fatigue.


Guénaëlle, beaucoup de livres sont déjà sorti sur le thème des trentenaires. Pourquoi en rajouter un à cette longue liste ?
Moi, je voulais parler de cette génération pivot sous l’angle politique, lever tous les malentendus dont les trentenaires font l’objet, tout ces malentendus qui n’ont l’air de rien mais qui témoignent en réalité d’une mauvaise vision de la société, pour montrer qu’on doit enfin passer à une lecture positive de la société et donc à une autre forme de politique.

Qu’entends-tu par "mauvaise vision de la société" ?
Par exemple, tout ce discours décliniste selon lequel la France va mal et les français n’ont pas le moral. Tout ça n’a de sens que si on regarde la réalité de la société avec les lunettes du passé. Parce qu’alors on va forcément voir les choses qu’on perd au détriment des choses qui pourraient nous faire aller de l’avant. J’avais envie de parler des trentenaires parce que notre façon de faire de la politique diffère énormément de celle de nos aînés, qu’elle n’est pas reconnue et que c’est en la reconnaissant qu’on pourra construire une société efficacement. C’est mon point de vue. J’ai interrogé une vingtaine de personnes pour ce livre. Ça ne prétend pas être représentatif, ça prétend être significatif et donner matière à débat.

Aucun des livres déjà sortis sur les trentenaires ne te plaisait ?
Si, ceux du sociologue Louis Chauvel m’ont vraiment plu. Ce trentenaire est le premier à avoir très objectivement mis le doigt sur la croissance des inégalités intergénérationnelles depuis 1950. Il défonçait un peu la porte. Moi, j’arrive après et je veux être moins agressive à l’égard de nos aînés et moins culpabilisante à l’égard de ma génération. Moins réac aussi. J’ai trouvé le livre de Natacha Polony très réac (Nos enfants gâchés, Nda), ce n’est ma démarche et j’espère que ça se voit. Je ne dis pas qu’à certains moments l’agressivité ou la plainte ne sont pas utiles dans le débat, mais d’autres l’ont fait avant moi et ce n’est pas ma façon de faire. Je suis plus dans une espèce de discussion sans nombrilisme.

Tu es directrice d’études au département Stratégies d’opinion de TNS Sofres. J’imagine que ton travail est en étroite corrélation avec le propos de ce livre.
Bien sûr. Pour moi une façon de renouveler la politique consiste d’ailleurs à faire un véritable travail de décryptage de la société. Il faut voir et comprendre que les choses ne sont pas structurées comme avant. Comment le sont-elles ? Comment faire avec ? Ces questions ne sont pas un travail annexe, elles sont déjà politiques. Si la société ne sait pas se représenter elle-même, elle ne peut ni avoir de représentants ni définir le pouvoir à exercer. Tout ce travail un peu nouveau de décryptage est important, moi je peux le faire dans mon métier, toi tu peux le faire en tant que journaliste, et ainsi on peut créer le premier maillon d’une chaîne qui donnera une meilleure représentation de la société, à partir de laquelle on pourra enfin articuler un système politique représentatif.

Ta démarche n’étant ni agressive ni plaintive, le ton de ton livre s’en ressent, il est très doux et l’écriture très sujet-verbe-complément. Pourquoi ne pas y avoir mis un peu plus de panache ?
(Silence.) Je ne sais pas. Peut-être que je me plais à le croire, mais je trouve qu’il y a plus de provocation dans le fond que dans le ton et je pense que c’est comme ça qu’on communique le mieux aujourd’hui. Parce que la provocation de ton est partout et qu’il n’y a jamais rien derrière.

Tu veux dire qu’on est dans un spectacle de la parole ?
Oui. D’un côté on souhaite du politiquement correct, du parler vrai, mais de l’autre on dit amen à tous les coups de gueule, à tel point qu’il faudrait presque ne plus s’exprimer que comme ça pour pouvoir avoir droit de cité dans les médias. Ceci est pervers et dessert, je pense, ce qu’il faut qu’on fasse en terme de politique. Certains disent que les jeunes générations sont très prudentes et très mesurées en politique. Dans la forme, oui, peut-être, mais dans le fond je ne pense pas. Aujourd’hui, ça ne sert plus à rien de casser ce qui a déjà été cassé, il s’agit plutôt d’être constructif dans la forme. Moi, cette façon de réagir me vient de la pratique de l’aïkido. J’adore cette discipline parce qu’elle symbolise aussi un moyen de communication équilibré. Dans l’aïkido il n’y a pas de perdants car on utilise notre force pour neutraliser la force de l’adversaire et on lui apprend donc quelque chose sur lui-même. Des gens savent très bien faire ça. Michel Serres, par exemple, est extrêmement efficace quand il discute avec quelqu’un car il arrive à lui donner raison sur certains points tout en faisant passer son message. Il y a beaucoup de respect et de courtoisie dans sa façon de faire.

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Published by Sylvain Fesson - dans IDEEcryptage
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commentaires

eric 28/06/2007 09:35

Je comprends mieux, votre référence à l'indivudualisme et tout. J'aurais préféré que votre livre soit plus épais mais ce n'est pas grave je lirais les autres.

• Ce qui m'a choqué sur Pisani, c'est la manière dont vous lui avez claqué le beignet alors qu'il disait un truc vraiment pas con.
http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/guenaelle+gault/1
On avait vraiment le sentiment que vous n'écoutiez pas ce qu'il disait, que c'était un vieux donc qu'il était illégitime.

• Sur le point de l'aikido. Un desaccord en revanche. L'immense majorité des arts martiaux ne comporte pas de compétition. Seul le judo est comporte depuis plus de 30 ans. D'autres disciplines emergent. Mais qu'est ce que 30 ans dans l'histoire millénaire de ces arts. J'ai du mal avec les metaphores qu'elles soient scientifiques ou sportives parcequ'il faut les assumer pleinement. En vous lisant, on ressent quelqu'un dans la maitrise de son sujet, qui aspire à la maitrise de son propos mais qui n'y arrive pas toujours (et tant mieux). Quelqu'un de jeune en somme.
Ce qui est plutot bien vu votre sujet. Seriez-vous grand-mère, on ne comprendrait pas l'interet d'un tel ouvrage. Or, dans les arts martiaux il existe des myriades de disciplines pour les jeunes pousses pacifistes qui veulent résoudre les conflits sans participer à la violence. Dans le monde politique aussi, ça s'appelle les casques bleus au Kosovo ou au Rwanda. En revanche l'aikido est tres particulier. Il s'adresse a des personnes qui ont participé à des conflits souvent violents, d'anciens athletes parfois et que la force à quitté. Vous n'etes pas dans cette posture. Quand bien même vous vous sentiriez fatiguée, vous n'avez pas 90 ans. Vous le dites très bien "Un art de la communication, du contact qui ne positionne pas « contre » mais « avec », exerce et suppose écoute, échange, canalisation de son énergie et recherche d’harmonie." Pardon, mais ce n'est pas l'aikido.
Comprenez-moi. En vous appropriant la métaphore de l'aikido vous vous tranformez en vieil athlete un peu violent. Vous avez vu schwarzy sur le perron de l'Elysée ? Un vieux reac, fils de nazi et elevé comme tel, violent devenu ecolo sur le tard et pacifié. Pas pacifique, pacifié.
Le disciple idéal ce schwarzy pour l'aikido. En revanche Schwazy auteur de votre livre, c'est incongru. Comme votre métaphore.
On peut tous utiliser des métaphores pour préparer les autres a acceder à notre imaginaire. Encore faut-il que nous connaissions la densité de ce corpus imagé commun. Ce qu'il véhicule. D'où ma remarque. Bonne continuation

Sylvain Fesson 10/07/2007 16:57

Je reviens sur le côté "aïkido" du débat entre Erci et Guénaëlle. Car je viens de lire un truc intéressant page 43 du livre Mutations pop et crash culture de Laurent Courau. Je cite : "Le cyberpunk et les hackers ont ensuite amené l'idée que dans une société globalement interconnectée par l'informatique, un petit groupe de gens (ou même un individu isolé) pouvait s'accaparer un pouvoir disproportionné et le retourner contre le statu quo général (de la même façon qu'un pratiquant d'aïkido retourne la force de son adversaire contre lui). Ceci ayant à la fois du bon et du mauvais."Qu'en dites-vous ?

Guénaëlle 27/06/2007 17:24

Bon, je m’y colle.
Pas tellement sur l’aspect « écrivain », ce n’était franchement ni l’objet ni l’ambition.
Pas plus sur Edgar Pisani à qui précisément, je n’ai pas eu l’occasion de m’adresser, en tous cas sur le plateau.
Mais sur l’Aïkido pour préciser l’intérêt que j’y trouve et qui n'est pas si anecdotique que ça. C’est une des rares disciplines pour laquelle il n’existe pas de compétitions (d’où le « pas de perdants »). Une des rares disciplines où l’on cherche à résoudre une situation conflictuelle de façon précisément non violente, sans imposer sa force, en contrôlant l’attaque de l’autre sans le blesser. Un art de la communication, du contact qui ne positionne pas « contre » mais « avec », exerce et suppose écoute, échange, canalisation de son énergie et recherche d’harmonie. Je trouve qu’effectivement, Michel Serres duplique très bien cette démarche dans sa façon d’enseigner ou de dialoguer. Entre autres (mais c’est le premier qui m’est venu à l’esprit en parlant avec Sylvain). Je pense en tous cas que les exigences associées à cet art gagneraient à être généralisées. Parce qu’on a déjà pas mal agressé / provoqué / fait péter (les fameux 68tards, beaucoup… et pour plus de libertés et d’émancipation), que c’est nécessaire et salutaire d’y revenir ponctuellement mais que ce n’est pas toujours le registre le plus approprié pour s’attaquer aux problèmes et à l’adversité. Aujourd’hui.
En passant, un de mes objectifs était aussi de montrer comment l’individualisme que l’on a de cesse (toutes générations confondues, y compris parfois les trentenaires eux-mêmes) de fustiger pour ce qu’il dérégule et détruit est précisément le prisme par lequel l’engagement se refonde et se reformule aujourd’hui. D’où l’utilité d’adopter une démarche constructive. D’où la référence à l’aïkido etc. etc.
A +

Sylvain Fesson 27/06/2007 17:39

Merci de ces précisions Guénaëlle.

eric 27/06/2007 08:51

Je viens de dire comment je l\\\'avais découvert : apres une chronique dans charlie hebdo :-)

En terme de structure, le livre m\\\'a paru léger. Comme Gwenaelle Gault est à la sofres je m\\\'attendais vraiment à une synthese de toutes les études concernant les trentenaires. Au lieu de ça le bon début du livre est un peu une collection de ce qu\\\'on sait dejà comme tu l\\\'as souligné dans ton papier.

Les entretiens sont pas mal du tout. Il y a des moments géniaux. Notamment concernant l\\\'importance de la chute du mur. Ou sur la modification de l\\\'engagement.
Sinon il y a vraiment une idée forte que guenaelle gault n\\\'a pas vraiment developpé sauf en intro et en conclusion c\\\'est la construction en miroir des trentenaires et des 68tards. Eux se sont batis contre le père, ils l\\\'ont tué en quelques sorte. Ensuite, ils ont passé leur temps à se mefier de leurs fils. Notre génération est celle qui esquive, qui ne tue pas le père, mais qui les replace. C\\\'est pire d\\\'ailleurs. C\\\'est un tres bon bouquin. Son auteur est un peu jeune, elle manie bien le francais mais elle a pas encore le souffle pour tenir une demonstration. Ca viendra peut etre.

Ca m\\\'a étonné de savoir dans ton article qu\\\'elle faisait de l\\\'aikido. Au Japon les sanse (maitres) interdisaient l\\\'entrée aux moins de 50 ans. Ils considéraient qu\\\'avant cet age on ne pouvait pas maitriser sa colère. Ils ont changé depuis mais il y a quelque chose de vrai dans cette histoire. Guénaelle Gault dit qu\\\'il n\\\'y a pas de perdant en aikido, ce qui montre qu\\\'elle a absolument rien compris. On a l\\\'impression que son relatif insuccès l\\\'a confortée dans l\\\'idée qu\\\'elle était un écrivain. On s\\\'en fout de savoir ce qu\\\'elle pense de Michel Serres. Enthoven a eu raison de la serrer chez Taddei. La manière dont elle a parlé à Pisani dont elle ne doit rien savoir était la marque d\\\'un narcissisme hallucinant. Un document n\\\'est pas un roman et pourtant on a l\\\'impression qu\\\'elle en est aussi fière. C\\\'est assez surfait de dire ça mais l\\\'écrivain Guénaëlle Gault est comme un bordeaux d\\\'avant Parker. Pour l\\\'instant, c\\\'est trop jeune. On peut pas savoir si les grains verts ne vont pas dominer. Bu trop vote, ça ennivre et ça lasse. Il faut attendre quelques années, pour voir.

Sylvain Fesson 27/06/2007 11:33

Ah oui, pardon, j'ai oublié que tu précisais comment tu l'avais découvert. Charlie Hebdo en disait quoi en substance ? C'est vrai que la structure du livre est assez légère mais ça permet à beaucoup de gens de pouvoir s'en emparer donc c'est pas mal. Je crois vraiment que l'auteur n'a pas voulu faire une somme sur le sujet. Quelque de définitif et étouffant. Après c'est vrai que j'ai un peu l'impression que ça s'adresse à un autre lectorat que les trentenaires car elle passe beaucoup de temps à clarifier ce que les trentenaires savent déjà. Mais bon, c'est parfois utile de se clarifier les idées aussi. Et même de se nettoyer : c'est pour ça, je pense, qu'elle a voulu mettre de côté la fausse idée forte qui réside dans la construction en miroir des trentenaires et des 68ards. Je dis fausse parce que déjà beaucoup en ont parlé, donc est-ce utile de revenir dessus, et de deux, ras-le-bol de parler des 68ards et de se comparer sempiternellement à eux, non ? Après c'est vrai que j'ai tout de même ressenti un manque d'autocritique sur ce comportement en "esquive" que pratiquent les trentenaires, ce comportement moins "frontal"... mais bon, peut-être est-ce chez moi un résidu de manichéisme des anciens temps, donc une branche morte, passons. je ne comprends pas le lien que tu fais entre sa pratique de l'aïkido (où il n'y aurait soi-disant pas de perdants) et le fait qu'elle se considérerait soi-disant comme un écrivain (parce que son livre se vend mal). As-tu lu la suite de l'interview ?

eric 26/06/2007 23:41

J'ai lu ce livre apres une chronique dans charlie hebdo. Vraiment à lire absolument

Sylvain Fesson 27/06/2007 01:26

Salut Eric. Qu'est-ce qui t'a plu précisément dans ce bouquin ? Et comment tu l'as découvert ?