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  • : Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 01:28
se rêve elle
en chanteuse


















"Je me suis foutu les doigts en l’air"

"Placebo, j’adore"



Votre album est sorti voilà maintenant un mois. Comment vivez-vous tout cela ? Ca reste un dépaysement ?
Oui, bien sûr, complètement. Pour moi, tout est nouveau, tout est à découvrir, sauf que je suis plus rassurée aujourd’hui qu’à la sortie de l’album, parce que ça se passe plutôt bien, la presse a été super bonne. J’avais un peu peur de tout ça, donc maintenant je suis déjà un peu plus tranquille. Bon tout est à venir, tout est à faire, mais on sent que ce disque que j’ai fait n’est pas décalé, que je n’ai pas été accueillie comme si je faisais n’importe quoi ou que c’était un coup de tête, un caprice.

Vous aviez une vraie appréhension quant à la réaction du public et des médias ?
C’est-à-dire que c’est tellement mon objet, j’ai tellement voulu tout ce qui est là, j’ai tellement voulu le faire comme si et pas comme ça que je me disais : "Si les gens ne fonctionnent pas c’est que… " Voilà, on ne sait jamais comment ça va être pris ou pas pris justement. Donc ça fait plaisir quand ça se passe plutôt bien.

Vous savez où vous en êtes niveau ventes ?
Oui, un petit peu, même si je ne suis pas une acharnée du chiffre. Je sais que ça va.

J’ai vu que vous étiez récemment passée sur le plateau de l’émission Trafic.musique de Guillaume Durand. Comment cela s’est-il passé ?
C’était super ça. En fait, c’était un spécial Françoise Hardy. Françoise avait invité des gens. Alain (Souchon, Nda) était sur le plateau depuis le début parce qu’il était là pour raconter un petit peu son parcours. Moi, j’ai chanté "La godiche", après on a fait un plateau et ensuite j’ai chanté "Placebo". C’était super.

Pas trop stressant ?
Si. Mais en fait, tout ça je m’aperçois que c’est lié au lieu et à l’atmosphère. Parce que la semaine d’avant on avait fait Campus (l’émission littéraire de Guillaume Durand, Nda), on était arrivé en fin d’émission, on avait beaucoup attendu et on entendait les gens se faire interviewer sur des trucs qui n’avait aucun rapport avec nous. On arrivait donc un peu comme un cheveux sur la soupe et là j’avais vraiment le trac car j’avais l’impression de ne rien avoir à faire là. Alors que dans une émission musicale où je connais Françoise, je suis plus dans mon univers.

Comment s’est décidée la tonalité des musiques de cet album, le choix des instruments qui constitueraient sa palette musicale ?
En fait, au début Alain disait : "Moi je ne ferai qu’une chanson" et en fait, il en a fait plusieurs. Après, Pierre (Souchon fils, Nda) est venu dans l’histoire. Puis Alain a voulu à tout prix que je rencontre Michel Coeuriot (compositeur, arrangeur, réalisateur qui a travaillé avec les grands noms de la chanson française, tels Michel Jonasz, Louis Chédid, Catherine Lara, Marc Lavoine, Laurent Voulzy et Alain Souchon, Nda). Alors j’ai rencontré Michel Coeuriot. Je connaissais son travail, il avait fait des choses très orchestrées, très sophistiquées, donc j’avais un peu peur, je suis arrivée au premier rendez-vous en disant : "Moi, ce que je veux c’est un truc super minimaliste, pas acoustique dans le sens strictement guitare-voix, mais quelque chose de parfois très enfantin, quelque chose d’extrêmement pur". Et je disais : "Si parfois il y a des instruments insolites comme le mélodica, le bouzouki ou des petits xylophones, très bien, mais par perles".

A doses homéopathiques.
Oui. J’ai dit que je voudrais que ce ne soit jamais typé mais que ce tout de même extrêmement musical.

N’a-t-il jamais été question, à un moment donné, que vous jouiez d’un quelconque instrument sur l’album ?
Non. Pendant la préparation de l’album j’ai appris avec Laurent Voulzy (il était juste au-dessus dans son studio) à jouer de la guitare, d’ailleurs je me suis foutu les doigts en l’air (ça c’est une anecdote), mais je n’ai pas du tout réussis à apprendre comment jouer de la guitare, je ne sais pas jouer de la guitare. Par contre, je joue du piano. Mais je ne peux absolument pas en jouer sur scène. Là, je m’apprête à faire de la scène (les 6, 7 et 8 octobre à l’Européen, Nda) et je me disais : "J’aimerais bien jouer quand même un peu de piano", mais je ne peux pas. Je vais déjà avoir tellement de mal à maîtriser tout le reste, il faut y aller mollo, quoi. Il faut vraiment maîtriser l’instrument pour que ça devienne une seconde nature.

C’est dur pour vous d’habiter vos textes sur scène ?
Ça, en dehors des petits trucs live que j’ai fait sur quelques plateaux de télé, je ne sais pas ce que ça va être. C’est quelque que je n’ai pas encore vécu. Mais quand je chante dans ces moments-là une chanson devant les gens, c’est un super plaisir, je le vis très bien, même si j’ai peur…

Un texte comme
"Placebo" est, mine de rien, assez dur, limite malsain…
Celle-là, j’adore la chanter ! J’adore, elle m’émeut beaucoup et puis en même temps je trouve que la musique qu’Alain a faite dessus est très… J’adore. (Elle fredonne.) "Donnez-moi le même, le même, le même…" Celle-là n’est pas la plus dure à chanter. "J’ai aimé" est plus dure.

(Suite.)


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Published by Sylvain Fesson - dans DISCussion
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commentaires

Cécile 17/10/2006 15:51

Ca c'est marrant. Le stress des médias, des critiques que peuvent avoir les artistes. La perception de leur propre image aussi... Ca me fait penser à Charlelie Couture qui a écrit tout un billet sur son blog là dessus. Je cite: "(...) je suis un peu à vif avant la sortie de « New Yor-Cœur ». (c'est son nouvel album, Nda) Je me rends bien compte que mon apparence ne correspond pas à l’image sexy qui fait vendre un produit. Si respectée qu’elle soit auprès d’un « certain » public considéré comme « adulte », l’image que le grand public a dudit « CharlElie », est fondée sur le passé néandertalien des années 80."Faut le lire, c'est sur www.charlelie.com et c'est dans sa rubrique "day by day"...Hop! Un peu de pub pour charlelie ! ;o)