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  • : Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 13:28
La pop Herta



"je ne me sens pas dans une démarche Gainsbourienne car lui méprisait la chanson"


"Frère Animal, c'est un livre de gauche"



J'en reviens au livret de Fantaisie Littéraire. Un petit speech t'y décrit, en vertu de tes deux "romans-musicaux", Rio Baril et Frères Animal, comme "un digne héritier de Gainsbourg". Qu'en penses-tu ?
J'aime beaucoup Gainsbourg. Après ce n'est pas forcément à moi de répondre à la question, c'est au temps. On verra.


Oui, mais sans parler de longévité de carrière ni même de postérité, au regard de ta démarche musicale tu peux dire si tu suis ou non les enseignements de Gainsbourg.
Je ne pense pas avoir le même démarche que lui. C'est marrant d'ailleurs parce qu'on réduit souvent Gainsbourg à ses albums concept, mais il n'en a fait que deux, à une période ou plein de gens en faisait. En plus c'est son producteur de l'époque qui lui a dit de s'intéresser à ce genre d'albums, parce que ça se faisait aux Etats-Unis et que ça y cartonnait. Mais si je ne me sens pas dans une démarche Gainsbourienne c'est que lui méprisait un peu la chanson...


Or toi tu ne la méprises pas !
Exact ! Gainsbourg a fait de la chanson une sorte de petite entreprise. Il ne faut pas perdre de vue qu'il a fait beaucoup de business, qu'il a écrasé tout le monde autour de lui. Ça, on ne le dit pas beaucoup, mais il s'est fâché avec tous ses compositeurs et arrangeurs.


Ça ne m'étonne pas. On ne devient pas une pop star comme lui, une telle vedette, pour reprendre tes mots, sans avoir une personnalité guerrière et vampirique.
Oui, et il a quand même signé des musiques qui n'étaient pas de lui mais de Vannier ou de Colombier. Ça se sait aujourd'hui. Enfin voilà, Gainsbourg c'était quelqu'un qui savait s'entourer. Il avait cet énorme talent. Et ça n'enlève rien à son indéniable talent d'écriture.


Au sujet de Gainsbourg, pour le cerner artistiquement et humainement, on en revient toujours à sa fameuse citation sur la chanson comme art mineur. Toi j'ai l'impression que tu te situes à l'exact opposé de cette conception Gainsbourienne de la chanson...
Disons que c'est toujours assez agaçant d'entendre ce genre de propos de la bouche de gens aussi talentueux que Gainsbourg.


Mais c'est un principe auquel il a globalement été fidèle. Il a souvent considéré la chanson comme un produit jetable...
C'est un peu cynique. Je crois que son rapport commercial à la chanson vient de sa déception par rapport aux fours retentissants de Melody Nelson et de L'homme à la tête de chou.


Oui, mais j'aurais tendance à dire que chez lui cela puise carrément ses racines dans son rapport contrarié à la peinture. Il aurait voulu exceller dans cet art majeur, mais il a dû se "contenter" des miettes : la pop, qu'il traitait donc instinctivement comme une chienne, reflet du manque d'estime qu'il avait pour lui-même.
C'est vrai. Mais de toute façon, en France, tout ce qui est mélange des genres a du mal à trouver sa place. Dans notre société, c'est évident, on aime ce qui est de pur sang. Par exemple, tu ne peux pas mélanger la peinture et la danse.


Oui, mais au-delà de son parcours et de ce qu'elle dit de lui, je trouve l'approche Gainsbourienne de la chanson est cruciale. Cruciale parce qu'à mes yeux elle exprime un juste amour de la chose. Oui, au-delà du mépris, en la caractérisant d'art mineur il dit aussi ceci : une chanson sera d'autant plus touchante qu'elle respectera des canons de séduction très précis. Et ces canons sont ceux de la pop, c'est-à-dire un rapport décomplexé et épuré au texte, une musique accrocheuse et une imbrication texte-musique maximale. Je ne suis pas musicien mais en tant qu'auditeur j'y vois presque les conditions sine qua none pour qu'on soit en face d'une chanson : quelque chose d'organique et touchant Je suis donc méfiant quand je te vois te frotter à la littérature sur Rio Baril et Frère Animal. A bouleverser l'alchimie texte-musique à coup de textes fleuves j'ai l'impression que tu perds la chanson.
Oui, mais ce bouleversement était déjà pris du temps de la musique classique. Des compositeurs comme Fauré travaillaient avec de grands poètes et ça donnait des chansons considérées comme une sorte de musique noble. Et à côté il y avait la chanson populaire...


Depuis Gargilesse tu t'éloignes donc de la pop pour viser une musique plus noble ?
Oui, mais ça ne m'empêche pas de continuer à faire de la pop. Je compose en fonction de mes désirs du moment et je fais la différence entre ce que je compose et ce que j'interprète. J'ai plein de chansons pop que je n'ai pas interprétées pour l'instant parce que je n'en avais pas envie. Sur Rio Baril, j'avais vraiment envie de raconter une histoire, je l'ai senti comme ça, et c'est venu un peu par hasard. J'ai commencé à écrire le morceau "Rio Baril" et à partir de là je me suis aperçu que je tenais le début d'une histoire, que je n'avais plus qu'à creuser.


Et c'est là que Les Inrocks ont sorti THE comparaison magique, le truc qui te fluidifie une promo en deux secondes douze : "Florent Marchet, le Sufjan Stevens français" !
C'est dingue (rires) ! J'aime beaucoup Sufjan Stevens. La comparaison est donc gênante mais flatteuse.


Personnellement cette comparaison m'a étonné parce que, dans le fond comme dans la forme, je trouve ta musique très réaliste par rapport à celle, très onirique, de Sufjan Steven. Mais il y un détail sur lequel je t'ai trouvé très Sufjan Stevenesque sur Rio Baril c'est la chemise ! Sur la pochette du disque tu portes le même genre de chemises un peu bûcheronnes qu'il porte sur certaines photos. J'ai même remarqué que c'était le genre de chemises du Superman jeune de Smallville. D'ailleurs Sufjan Stevens se grime parfois en Superman sur certaines photos, avec sa cape et sa casquette.
C'est vrai.


Vous êtes donc tous les deux des Superman, lui working class hero de la province américaine, toi de la province française, Rio Baril étant une sorte de Smalville en soi.
C'est vrai, mais pour en revenir à Frère Animal, c'est vraiment parti avec Arnaud d'une envie de lecture musicale sur-mesure. Parallèlement aux concerts on a fait beaucoup de lectures musicales dans des festivals littéraires où on mettait donc en musique ses textes ou ceux d'autres écrivains. Mais avec Frère Animal, on a voulu écrire des textes qui seraient dès le départ fait pour être dits oralement sur de la musique. On a donc commencé par écrire ces textes et on les a un peu retravaillés pour qu'ils soient parfaitement calés sur les musiques.


J'ai écouté Frère Animal, deux fois, et je t'avouerai que j'ai eu du mal. L'histoire de la compagnie Culbuto, de la mère nourricière, etc. j'ai trouvé que ce n'était pas très poétique, très plat, simpliste. Oui, autant j'avais trouvé les textes de Gargilesse super fins, super bien sentis, malgré l'ironie latente autant depuis je trouve que tu as chaussé de gros sabots. Dans Frère Animal c'est comme si tu t'adressais à des enfants.
C'est violent quand même ! Il y a une grande violence.


Dans le propos mais pas dans la forme.
L'écriture y est pourtant plus littéraire que dans mes précédentes chansons.


Je ne trouve pas, non. Je trouve ça très "stone", très froid.
Ce qui est sûr c'est que là on est dans la prose plus que dans la chanson. Et quand on fait des chansons en prose c'est sûr que ça demande plus de temps et de concentration pour rentrer dedans. Ça demande une vraie rencontre car ce n'est pas le texte qui vient à nous, mais nous qui allons vers le texte. Donc c'est sûr que ce n'est pas un format qui s'écoute à la légère. Surtout qu'on parle du monde de l'entreprise, un sujet grave en accord avec ce que les gens vivent aujourd'hui. Donc voilà ce n'est pas très glamour.



Quel intérêt y a-t-il à faire de telles chansons sur ce monde de l'entreprise qui fait chier les gens au quotidien ?
La plupart des gens qui viennent me voir à la fin de mes concert me disent : "Ça nous fait du bien parce qu'on a l'impression de partager les mêmes peines". Et je pense que ça sert aussi à ça un artiste, à témoigner de l'état d'une société à un moment précis pour dire : "Regardez, vous n'êtes pas tout seul, on est tous dans le même bateau." Et que des gens se reconnaissent dans cette œuvre de témoignage social fait aussi du bien à l'artiste. Car quand le mec écrit sa chanson il n'est pas que tourné vers lui, il cherche un écho : "Oho, y'a quelqu'un dans la forêt ? J'ai mal à ma société !" Donc voilà c'est une question de message. Ça veut dire que le message est passé et ça fait du bien.


Ce qui m'embête sur Rio Baril et Frère Animal c'est sans doute ça : ce sont des albums très sensés !
C'est engagé.


Très.

Frère Animal, c'est un livre de gauche. Sérieux, c'est un disque qui veut défendre les acquis sociaux...


Et tu n'as pas peur de l'étiquette de "chanteur engagé" ? Pour un artiste c'est toujours un peu gênant car réducteur d'être perçu comme tel.
Je ne fais pas de politique à proprement dit, ce n'est pas mon métier, en revanche j'ai un avis sur la société, ce qui ne veut pas dire qu'il soit forcément intéressant. D'ailleurs la plupart du temps je trouve ça super dangereux quand on demande aux chanteurs de s'exprimer sur la politique, parce qu'ils ne maîtrisent pas forcément le sujet. Moi je ne suis ni sociologue ni philosophe ni politique.


Et tu n'es peut-être pas assez dans la merde pour t'exprimer sur les travers cette la société ! Je veux dire tu vis dans une certaine réalité qui a l'air assez chouette. Tu as un beau studio, de beaux instruments, une cafetière à dosettes...
Oui, voilà. Après moi j'aime me sentir concerné. Voilà le mot ce n'est pas "engagé", c'est "concerné". Parce qu'elle est là la limite : finalement qu'est-ce que je fais pour améliorer la société ? Je n'ai pas l'impression de faire grand-chose...


Tu te sens concerné parce que tu culpabilises d'être pas mal à l'abri ?!
Non, mais je me sens concerné. Les inégalités sociales me révoltent. Moi je n'ai pas de problème avec le fait de payer des impôts, au contraire, j'aimerais bien si c'était possible en payer plus. Aider les plus démunis, je trouve ça totalement normal. Ça paraît banal, presque bête, mais moi ce monde individualiste qui ne veut pas partager, je trouve ça super violent !


Ne crains-tu de prendre ce rôle d'"artiste concerné" trop au sérieux ?
Je n'ai pas l'impression de construire une œuvre artistique sur ce thème ! Pour moi tout ça ce n'est qu'une grande passion, et sincèrement je ne cours ni après un succès ni après quelque reconnaissance que ce soit. Travailler dans l'ombre ne me dérange pas. Par contre j'aime écrire sur des sujets qui m'animent, j'aime composer. Je le fais avec une grande joie en plus. Une grande détermination mais aussi une grande joie. Quand on a fait Frère Animal avec Arnaud, on n'était pas austère et sérieux, on s'est vachement marré, on était comme des mômes, même quand on a fait "La chanson du DRH" parce que l'écriture est un terrain de jeu incroyable. Mais tu as raison, peut-être qu'on a aussi eu envie de faire ça parce que parfois on culpabilise de se rendre compte qu'on ne fait pas grand-chose pour la société. C'est notre façon de dire qu'on n'est pas "désengagé". Et puis je crois qu'on a aussi fait ça en réaction à toute cette récente vague de chansons sur les petits riens du quotidien. J'avais l'impression que ça venait de gens qui ne sentaient pas concernés par le monde dans lequel ils vivent.


Ok mais entre la chanson sur les petits rien du quotidien et celle sur les grands maux de notre société, il y a un monde quand même ! Pourquoi tomber dans les extrêmes ?
Peut-être qu'on manque de Noir Désir, de gens comme ça... Ce genre d'artistes ça fait du bien, même si Noir Désir se prend peut-être très au sérieux (rires) ! Quand on écoute des groupes comme Noir Désir on a l'impression de ne pas être seul ! On se dit qu'il y a des gens qui pensent comme nous. C'est encore une fois cette histoire de collectif... Je ne peux pas croire qu'on soit tout seul à souffrir d'une société qui prône l'individualisme. Ce n'est pas Frère Animal qui est un truc glaçant c'est le monde qui est glacé et glaçant comme un frigo. C'est terrible. On se sent seul. On se sent vraiment seul. Je pense qu'on n'aurait pas du tout écrit ça dans les années 70. Si j'avais composé à cette époque j'aurais sans doute fais des chansons plus légères. C'est le monde extérieur qui me pousse à faire des chansons dures. Et puis je demande à ce qu'on me le dise si à un moment donné je me prends trop au sérieux.


Justement, à l'époque de Gargilesse, quelqu'un t'a envoyé ce genre d'avertissement. Je ne sais pas si tu avais vu ça, c'était dans le courrier des Inrocks, je crois. Une nana écrivain te dégommait. Elle était tombé sur ton single "Tous pareil" à la radio et elle avait été choquée parles paroles
On m'a parlé de ça, je crois que c'était dans Elle ! Bah la nana avait compris la chanson de travers. Elle disait : "Non, ce n'est pas vrai, on n'est pas tous pareils." Alors que je parlais de cette société qui est de train de tout formater, nos rêves, nos désirs, etc.


Je pense que ça, elle l'avait compris. Mais je pense que ce qu'elle te reprochait c'est justement de croire à la possibilité de ce formatage. Ce n'est pas parce qu'on a tous la même voiture et la même maison qu'on a tous les mêmes rêves et désirs secrets. Au fond, on reste tous singuliers. Tu ne penses pas ?
Bah je vois que le monde marchand a quand même réussi à nous grignoter. Les chiffres économiques parlent. Aujourd'hui des transactions de plusieurs millions se font entre agences de pub et éditeurs parce qu'on sait d'avance qu'une chanson illustrant une pub Apple va cartonner. Je suis sûr que si Apple choisissait une chanson plus élaborée elle cartonnerait un minimum ! Parce que voilà, on est dans un monde publicitaire, un monde où lorsqu'on rabâche les choses elles finissent par rentrer, être achetées.


Ce n'est pas si systématique. Regarde, par exemple cette année les gros coups marketing de l'édition, les Angot, les Millet et les BHL/Houellebecq, ils ont tous globalement été des échecs commerciaux. Ça montre qu'il y a des limites, qu'on n'est pas si manipulables...
J'espère bien qu'il y a des limites, qu'on est en réaction. Je me mets dans le sac aussi ! Je ne suis pas en train de juger les autres en disant : "Vous avez vu bande de blaireaux !" Je me moque aussi de moi-même. Moi aussi j'ai mon côté blaireau à vouloir avoir des trucs derniers cris, moi aussi je me fais avoir ! Mais l'important c'est d'être en réaction. D'ailleurs dans une chanson comme "Tous pareils", j'étais en réaction contre ce phénomène de standardisation parce que je sentais que petit à petit ça me gagnait. Et on n'est pas seul à avoir cette réaction de rejet par rapport à ça. La preuve : toi et moi on en parle.


A mon sens, le problème, dans tes chansons, c'est que tu parles de tout ça sans dire "Je" donc à force ça donne l'impression que tu es au-dessus du lot, que tu te places en "donneur de leçons".
Alors il faut que je réfléchisse... Mais je t'avoue que je ne me pose pas autant de questions sur mes chansons et heureusement sinon je n'arriverais pas à écrire. Mais peut-être que je ne me mets pas assez dans le lot. Je n'aimerais pas passer pour un donneur de leçons.


Je me doute. Mais cette image te vient aussi des médias que te soutiennent. Depuis Rio Baril, tu es devenu une sorte d'égérie des Inrocks et de Télérama, ce genre de médias détenteurs de l'intelligence et du bon goût et j'ai l'impression que leur ligne éditoriale a contaminé ton univers, et vice versa...
Je ne sais pas si je suis l'égérie de ce genre de journaux...


Ils t'ont déjà mis en une ! Et je les comprends : pour eux tu représentes une sorte de gendre idéal de la chanson pop intello...
Hum... Comment dire ? Moi je trace mon chemin, je fais mes trucs. Après si c'est défendu par les uns, descendu par les autres...


Des médias t'ont flingué ?
Non, mais des médias n'ont pas parlé de moi. Et parfois je me dis que j'aimerais mieux qu'on me flingue plutôt qu'on m'ignore parce qu'au moins ça me fait de la pub (rires) ! Mais il est évident que de faire un "album-roman" te ferme la porte des radios grand public.


Mais ça t'ouvre en grand les portes des médias "intello / excluant" que sont Les Inrocks et Télérama !
Bah tu vas là où on t'invite et moi je n'ai pas l'impression d'appartenir à une famille médiatique. J'appartiens à une famille de musiciens mais pas à une famille de médias. Ça ne me plairait pas d'appartenir à une famille médiatique. Après, je trouve dommage que Télérama et Les Inrocks soient si excluant, mais tu ne peux pas leur jeter la pierre parce que c'est TF1 qui a commencé. Tu vois ce que je veux dire ?



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Published by SYLVAIN FESSON - dans DISCussion
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commentaires

Ludo 15/04/2009 23:38

ok ok ; je tombe le masque (ce qui ne sert pas à grand chose, anonyme parmi tant d'autres), rends les armes, et puis rien à faire d'un "rendez-vous "débat"" autour de Marchet, sa-vie-son-art-sa-position-dans-la-chanson-française. J'ai lu l'entretien dans son intégralité et c'est vrai que c'est plus éclairant (même si je persiste à dire que lorsque certaines questions de l'intervieweur sont plus longues que les réponses de l'interwievé, c'est quel truc est un peu foiré). Je n'ai entendu FA qu'une seule fois, sa version "live" chez B.Lenoir, et c'est vrai aussi que j'ai été secoué. "Physique", c'est juste ce que j'ai ressenti en entendant les mots parlés-chantés de FA. Physique dans le sens "travail physique", sensation venant contrebalancer le côté cérébral de la chose. Pour être clair, ce texte dit des choses sur ce qu'on a appelé "la lutte des classes", concept moins clair aujourd'hui mais selon moi toujours opérant. Au delà, sommes nous d'accord Sylvain pour dire : vivement le retour d'Erik Arnaud (ho ho !) ?

SYLVAIN FESSON 15/04/2009 23:40


Ludo/LaLU, nous sommes d'accord. Mais même là, l'ami (si je puis me permettre), je veux dire concernant Erik Arnaud, sache que je serre les fesses (a-t-il bien vieilli ?).


LaLU 08/04/2009 21:24

Je ne vais pas crier à l'injustice et ne suis pas un fan de Marchet, mais tes attaques envers Frère Animal me semblent à côté de la plaque. Tu te trompes de cible monsieur Fesson ! Des chansons "cérébrales et tout", ouais peut être, mais surtout physiques. Et désolé pour le gros mot chez gonzo, mais essentiellement politiques. Et puis tes questions qui cherchent à piéger, le gars ne sait pas trop comment réagir et le malaise s'installe. C'est un peu moche, non ? comme un rendez-vous manqué.

SYLVAIN FESSON 08/04/2009 21:27




Euh, qu'y a-t-il de "physique" dans Frère Animal "Monsieur LaLU" ?




juko 28/03/2009 21:48

me suis mélangé les saucisses c'était bien les choses simples la pub herta. Merde je regarde vraiment pas assez la tv...

juko 28/03/2009 20:50

c'etait en référence à ton titre de pop herta. les saucisses non? ce type joue des saucissons?

SYLVAIN FESSON 28/03/2009 21:25


C'est plutôt en référence à son approche musicale et business marquée par des valeurs un peu rétro, manichéene, artisanale. Genre retournons au bon vieux temps d'avant, le goût des choses
simples...


juko 28/03/2009 12:53

sachons passer à côté des mauvaises choses, c'est ça? gloups, j'espère que sur le même thème ma comédie de la mondialisation te convaincra plus! heureusement que je ne suis l'égérie de personne (en plus ça comme comme truc dégeulasse, burk, et ça me rappelle une chanson mais je sais plus qui)

SYLVAIN FESSON 28/03/2009 19:45


Juko que veux-tu dire par "sachons passer à côté des mauvaises choses ?"
Hé oui, attention avec ta comédie de la mondialisation !!! ;-)
Mais quoique j'en penserai, je sais que tu as pour toi l'avantage d'avoir, dans ce genre de thématique, un sens de l'humour et du grotesque que Florent Marchet n'a pas...