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  • : Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 09:18

Désarmant







"On a vraiment fait un truc très roots"

"L'emphase d'avant était un écran de fumée"







Où as-tu enregistré ton 7 titres, Le train lent et les beaux imbéciles ?
En mai 2003, avec Antoine, on a été squatter une maison que j'avais à dispo à la campagne dans la Nièvre à côté de Nevers. On est allé là-bas avec plein de matos et en une semaine on a enregistré le premier 7 titres.


A ce moment, tu ne pensais pas encore en faire un véritable album ?
Non, c'était vraiment pour se faire plaisir, c'était : "Il y a des morceaux, on a du temps, allez on se lance, on fait vraiment un truc comme on a envie de le faire, c'est-à-dire très roots". Il y a certaines contraintes dans le fait d'enregistrer dans une maison, mais ça a aussi amené un certain caractère à la musique, du coup on n'a pas essayé de surproduire le truc, ça a donné quelque chose de très dépouillé.


As-tu écrit des morceaux là-bas ?
Non, ils étaient écrits avant, mais après ils ont parfois pris une forme différente à l'enregistrement. De là on a créé un label associatif (Bizarrek7, nda) pour sortir le disque et l'aventure s'est lancée. Ensuite, pas mal de chroniques sont tombées et elles étaient plutôt élogieuses donc ça a fait plaisir. Et puis il y a eu des concerts, plein de dates et donc Stéphanie (compagne et manageuse, nda) et Antoine m'ont dit : "C'est bien, ça a l'air de décoller, faut enchaîner avec l'album maintenant !" Finalement, ce qu'on voulait faire avec eNola, c'est-à-dire enregistrer sur un long laps de temps, on l'a fait avec Arman Méliès. Le premier 7 titres avait été enregistré en mai 2003, il est sorti en octobre et dès novembre on commençait à enregistrer l'album. L'album s'est donc enregistré de novembre 2003 à mars 2004. Quand on avait une semaine, on squattait soit chez moi, soit à la campagne près de Nevers, soit chez Antoine, on allait à droite et à gauche et on faisait des prises.


Pour toi ce projet solo, c'était plus un retour aux sources où une nouvelle prise de risque ?
C'est quelque chose que je n'avais jamais fait. C'est quelque chose que je n'osais pas faire en fait. Pendant longtemps, je me suis camouflé derrière des projets, derrière le groupe eNola. C'est évident même. Par exemple, en réécoutant le premier album, il y a une certaine emphase qui en fait ne me correspond pas et qui était un écran de fumée, voire même des paillettes. C'est ce que je reproche à l'album, un côté un peu trop emphatique et grandiloquent qui masque la sensibilité qu'il pouvait y avoir dans les morceaux.


Des références te vampirisaient à l'époque ?
Pas tant que ça, non. Je jouais peut-être un peu de trop de la voix de tête donc on m'a dit que je faisais du Jeff Buckley... Bon, c'est vrai que Buckley m'a marqué. Quand j'ai eu la chance de le voir en concert aux Eurockéennes, ça a été une grosse claque. Là c'était vraiment scotchant, mais après je n'ai pas essayé non plus de faire du Buckley. Mais le truc, c'est qu'en plus, il y a Muse qui débarquait à cette époque. Donc on m'a pas mal dit ça aussi, que je faisais du Muse. Mais en fait, c'est quelque chose que j'ai fait sans calcul. Au niveau du groupe, il y avait une certaine fougue, on était jeune, ça ne faisait qu'un an qu'on existait.


Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Certains sont des amis de longue date. Olivier, l'un des guitaristes d'eNola, je le connais depuis 15 ans. Avant j'avais joué avec lui dans différents petits projets. Renaud, l'autre guitariste, c'est un bon ami aussi que je connaissais depuis très longtemps, mais je n'avais jamais joué avec lui. Les autres c'est des rencontres. Loïc, le batteur, je l'ai rencontré par l'intermédiaire d'un autre ami, car on cherchait un batteur. Tout le monde s'est greffé sur le projet eNola comme ça, un petit peu par hasard, sur la foi de mon idée de base qui était de faire un projet un peu plus pop que les projets relativement musclés que j'avais mené auparavant, des trucs très rock qui ne me correspondaient plus trop. Je me disait juste : "Allez, j'aimerais bien faire un truc qui me corresponde un peu plus" et voilà j'ai cherché un peu, j'ai demandé qui cela intéressait et la sauce a pris.


(Suite.)



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Published by Sylvain Fesson - dans DISCussion
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