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  • : Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 00:38
Manitoba ne répond plus










"moi et le cinéma... "



"Jeune et con, c'était bien..."




Une dernière question. La dernière fois que nous nous sommes entretenus c'était à la sortie d'Obok et vous m'aviez dit que vous étiez plus réceptif des yeux que des oreilles.
C'est vrai.


Du coup je me demandais si vous aviez déjà pensé faire un film.
Alors, d'abord je suis dans l'image depuis très longtemps, photos et images animées, parce que je suis de l'école colleuse, monteuse, chutier et tout ça, mais voilà je ne suis pas écrivain. Je suis partiellement écrivain parce que j'ai acquis une très belle langue fertile et que je maîtrise complètement au niveau du style, mais je n'ai pas cette maestria des Stendhal ou des Zola qui eux sont à fond dans le narratif et racontent de grandes sagas avec des personnages et tout. Les histoires me passionnent mais je n'ai pas cette composante pour en pondre. D'ailleurs tous les écrivains ne l'ont pas. Aragon, par exemple, écrivait très bien, et des textes assez longs, mais il ne se passe rien dans ses textes. Pareil pout Robbe-Grillet ! Il écrit très très bien, c'est très classique, très beau, mais bon, quid de ce qu'il y a à l'intérieur.


Et donc vous et le cinéma ?
Et donc moi et le cinéma. Oui, j'y ai souvent songé. Je suis un très bon cadreur, je saurais très bien diriger les comédiens, je sais exactement quels angles de vues je veux, le montage, j'ai tout dans la tête. J'ai tout sauf l'histoire. Voilà, de la même manière qu'aucune idée de roman ne me vient aucune idée de scénario ne me vient. Ce qui est un peu gênant. Et je ne lis pas vraiment des trucs qu'il m'intéresserait de tourner ou de mettre en scène, donc voilà. Mais là, récemment, je suis tombé sur un ouvrage, je ne vais pas dire le titre, mais c'est la première fois où je me suis dit : "C'est trop exactement ce qu'il faudrait que je mette en scène." Tiens, je vais d'ailleurs te donner cette l'info comme tu en auras une inédite : dans mes proches, dans les gens que j'aime bien et qui m'aiment bien il y a Enki Bilal.


Qui avait fait la pochette du tribute album Route Manset...
Exactement. D'ailleurs ça me rappelle qu'il faut que je lui envoie mon nouvel album, à moins qu'il ne l'ait déjà. Et quand je suis tombé sur ce roman qui est un texte très peu connu d'un auteur connu, je me suis vu le tourner. Je voyais où le tourner, pas dans la ville mythique dans laquelle l'histoire prend place mais dans une autre un peu moins mythique, un peu moins connue mais qui a je crois une configuration géographique similaire à ce qui est décrit dans le livre. Donc je me suis dit que j'allais peut-être parler de tout ça à Bilal. Je ferais bien ça avec lui pour obtenir un truc à la limite entre le dessin et le tournage. Tu vois ? Je ne vois pas trop quelle collaboration on pourrait avoir mais il est très proche de moi par certains côtés, par sa vision esthétique, son trait abrupte et peut-être aussi son côté slave, cette sorte de secret, de froideur. Donc voilà j'ai ça en tête. J'aurais 20 ans de moins, je serais déjà en train de le tourner. Mais faire un film c'est des années de travail, c'est débloquer des budgets auprès d'untel et d'untel... En même temps, ce texte est tellement beau, tellement inconnu ! Les scènes sont un tel nectar ! Les personnages m'émeuvent tellement et c'est tellement la démonstration de tout ce qui n'est plus enseigné, de tout ce qui va disparaître, que voilà.


J'allais oublier : connaissez-vous Saez ? Je vous parle de lui parce que dans son dernier album, Varsovie / L'Alhambra / Paris, est un triple album et qu'il y a dessus un morceau intitulé "Je suis le Christ". Donc voilà, ça m'a fait penser à vous et votre inaugural "Je suis Dieu" à l'époque d'Animal on est mal. Je me suis dit : peut-être que Saez œuvre dans une monstruosité qui était la votre à vos débuts, et que donc peut-être que cet auteur-compositeur-interprète vous intéresse. Tenez, voilà le disque en question.
Je n'ai pas écouté cet album-là mais je connais son premier truc. Mais oui, ce Saez, je pense que c'est un auteur qui a du matos. Et ce disque, c'est comment alors ?


Je ne dirai pas que je trouve ça fantastique mais comment dire, je ne dirai pas que c'est nul. Il y a indéniablement de la maladresse chez Saez, beaucoup même, mais je trouve qu'à certains moments, il y a des trouées, des fulgurances que peu atteignent, ce genre de trucs qui font que je n'arrive pas à ne pas m'intéresser à lui.
Musicalement c'est comment ?


Là, très folk acoustique, très nu.
Et les chansons sont bien ?


Il y en a quelques-unes 6-7, pas plus.
Ce n'est pas Murat, quoi.


Murat ?
Oui, parce que Murat a de bonnes chansons. Saez, il a quand même l'air d'avoir de l'inspiration. "Jeune et con" c'était beau. Là, c'est moins beau ?


Il y a du déchet. Et c'est moins rock que "Jeune et con".
En gros, il aurait dû faire un seul album avec ces trois-là.


Sans doute. Je ne sais pas.
Et la voix est bien ?


Très geignarde, affectée.
Ah bon ? C'est dommage. C'est ce qu'on m'a dit d'ailleurs.


L'album, je vous le laisse si vous voulez. Je l'ai en double.
Merci, je suis assez curieux. C'est un des rares auteurs qui me rend un peu curieux. Parce qu'il est atypique. "Jeune et con" c'était bien, ça rentrerait dedans et puis le mec ose faire un triple album, il faut le faire. En plus il avait déjà fait un double album avant, non ?


Oui. Vous vous avez travaillé comme parolier pour Raphaël. Et c'est marrant - je pense à ça, là - parce que Saez et lui ont débarqué en même temps avec le même genre d'univers pop-rock rebelle...
Oui, c'est vrai que c'est sorti en même temps que Raphaël.


Mais ensuite tous deux ont pris des voies différentes. Raphaël a rencontré le succès en virant plus folk, chanson, soft et Saez s'est marginalisé en virant plus rock, expérimental, mégalo. C'est un peu comme s'ils étaient devenus l'envers l'un de l'autre...
Ce qui me dérange chez Saez - je le vois là en regardant les photos de l'album que tu m'as donné - c'est son rapport à l'image. Autant la photo où il baisse les yeux ça va encore, autant celle où il regarde fixement l'objectif, non, ça ne va pas. Et toi sinon, tu arrives à t'en sortir ?



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Published by Sylvain Fesson - dans DISCussion
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commentaires

Nico 18/01/2009 16:42

Sylvain,on ne rèpond pas à une question par une autre question!!!Voilà, du coup j’ai dû faire une critique un peu dur et surtout bancale alors que je pense que cette interview est très réussie. Au début de l’article tu décris très bien l’univers de Manset qui on le constate s’y perd lui même. Tu connais mieux son soi-même que lui et il finit par te dire « oui, je suis tout à fait d’accord ». C’est la classe pour un journaliste ! Au final je suis assez d’accord avec ce que dit Disso par contre nous n’avons pas le même idéal.Ma critique portait essentiellement sur cette discutions dans la seconde partie de ton interview concernant la BD et la SF. Comme tu l’as expliqué on ne peut pas tout savoir sur tout mais bon tu sais ce qu’il te reste à faire. J’aurais aimé que tu me dises ça tout de suite au lieu de «  peux-tu préciser ta pensée ? ». Un peu facile… Cherche un peu bordel !En tout cas merci pour ta franchise et ton honnêteté. Il est très agréable de discuter avec toi.Le coup du CD à la fin, je trouve ça quand même moyen. Si tu le fais, tu ne l’écris pas ! C’est contraire à l’éthique d’un journaliste me semble-t-il(récemment 2 journalistes politiques influents ont refusé la légion d’honneur !)mais je n’ai pas fait d’école de journalisme. Par contre je suis citoyen.Ah Cassandre ! Je ne suis pas sûr de l’avoir utilisé de la bonne façon.Désolé.Déjà j’aurai plutôt du écrire « ton côté cassandre dans cet article… ».Ce que j’ai voulu dire c’est que tu te bats envers et contre tous pour défendre ce groupe (Talia) alors que, tu as pu le constater, le premier commentaire qui vient et sans doute le plus facile c’est : les compos sont nul, ils n’ont rien à dire, c’est mou…C’est vrai qu’il n’est pas évident de défendre ce groupe mais je trouve que tu le fais très bien en donnant des arguments qui tiennent la route du type « c’est une musique de teenager évidemment qu’ils ne vont pas citer du Nitschz ». Il faut remettre les choses dans leur contexte hé neuneu.Je suis avec toi sur ce coup là c’est mon coté « c’était mieux avant ». Talia m’a rappelé bien des souvenirs et même si ce n’est pas parfait ce qu’ils font ça a au moins le mérite (même si ce n’est pas voulu)de nous replonger dans notre adolescence. En tout cas je comprend mieux te façon de proceder maitenant. Merci pour toutes ces prècisions et continue de nous abreuver de plein d'interview.

Disso 17/01/2009 14:48

C'est intéressant cette discussion sur la façon dont on aborde les interviews, je trouve. Du coup, je me permets de rebondir à mon tour.Je n'ai jamais été pour les itw leche botte mais pas plus pour celles dont l'objectif est de descendre en flèche l'interviewé. Il me semble à moi, néophyte de la chose, qu'une bonne itw c'est celle dans laquelle on apprend, on comprend un certain nombre de choses sur la personne interrogée, et particulierement, sur son art quand il s'agit d'un auteur et/ou compositeur. Tout ce qui peut concourir à expliquer l'oeuvre m'intéresse. L'attaque pour l'attaque n'apporte rien.  Et je préfère une itw faite par un mec qui connait son sujet, comme là avec Manset, qu'un truc banal adaptable à n'importe quel artiste.Enfin, j'ajouterais que dans l'idéal, il me semble qu'un rock critic ne devrait interviewer qu'un artiste qu'il respecte et apprécie (et connait bien, ça va de soi). Je sens que ça va faire bondir au plafond, parce que ça ne doit pas trop etre à la mode mon point de vue, là.(pfiout, je suis bavarde)

Sylvain Fesson 17/01/2009 14:50


Pas de risque de "bondissement" Disso : je n'ai pas fait d'école de journalisme, c'est bien pour ça que je suis là ;-)


Nico 17/01/2009 11:36

Je suis surpris de ta « réponse : question» !Loin de moi l’idée de porter un jugement alors que les Lettres n’ont jamais étés ma matière de prédilection. Je suis ici pour apprendre et m’enrichir.Si dès que je mets un commentaire j’me fait descendre il va y avoir du sport.En effet j’ai commencé par lire le second article de Manset(dont je n’avais jamais entendu parler auparavant)qui m’a énervé suite à sa critique d’Astérix (une des BD les plus drôle) et de la science fiction (il avait qu’a lire K.Dick !). J’aurai aimé qu’il soit prit en défaut. J’ai donc un peu facilement pensé que tu posais des questions et qu’aucune critique n’était faite aux réponses.J’ai donc voulu que tu m’apportes un élément de réponse afin d’infirmer mes dires et de clarifier ma pensée. Tout cela en te titillant un peu bien évidemment ; je constate que tu pars au quart de tour.Du coup je vais devoir en faire 3Kg et monopoliser l’attention alors que ce site ne m’est pas dédié. Moi aussi j’ai été titillé.J’ai eu peu de temps, mais j’ai lu ton interview de Daniel Darc qui est très juste du début à la fin. Bravo ! Et le côté cassandre de ton article sur Talia sera toujours le bienvenu. Merci merci  merci encore merci.Populisme, vulgarité et pauvreté ! Manset part de ça préférence des dessins d’Hergé plutôt que ceux d’Uderzo et voilà ou il arrive. Populisme, vulgarité et pauvreté. Non ce n’est vraiment pas sérieux. Il confond tout ! Je ne commenterai pas plus.J’ai lu ensuite le début de l’interview ce qui m’a conforté dans mon idée. Tu pose des questions afin de mettre Manset en défaut mais tu lui apporte des éléments de réponse et tu finis par parler tout seul.Question : « Parce que moi j'ai l'impression que ce qui prime chez vous c'est moins le souci du réel et de la vérité que cet impérial besoin de créer du beau, du rêve pour embarquer les gens »Réponse : « Oui, bien sûr, je suis d'accord »Et là tu finis par adopter son discours du « c’était mieux avant » « Que l'important c'est de croire que le monde fut mieux avant parce qu'y croire c'est croire que le monde peut redevenir meilleur que ce qu'il n'est aujourd'hui. »Ensuite « En tant qu'artiste vous avez donc eu de la chance d'être témoin de cette époque et de sa beauté car finalement toute votre inspiration vient de là, non ? »Il semble que tu sois nostalgique. Beaucoup plus de nouvelle expérience s’ouvre à nous à notre époque et la possibilité de vivre à l’ancienne si l’envi nous en prend. On ne pouvait pas vivre à la façon 80’S dans les années 5O ! « la vie d'un garçon de 10 ans dans les années 50 était infiniment plus enrichissante, shootante et magnifique dans tous les domaines que celle d'un enfant de 10 ans aujourd'hui » ouai ouai ouai et mon cul c’est du poulet.Pour finir l’interview tu lui offre un cadeau pour sceller votre nouvelle amitié, on s‘appelle, on se fait une bouffe…Alors je réitère ma question : « Le côté fan ne prime t'il pas sur le journaliste dans cette interview!? »

Sylvain Fesson 17/01/2009 13:54


Salut Nico.
Tu es surpris de ma réponse "question" ?
Je trouve cela légitime de te demander des explications.
Je ne l'ai pas fait méchamment hein, genre le mec super échaudé par la critique.
Au contraire, je ne la rejète pas en bloc, c'est vrai que j'aime le mec donc je suis perméable à son discours, et donc ça m'intéresse de savoir en quoi j'ai été "faible" par moments à ce niveau-là,
mais je voulais savoir sur quoi s'appuyait ta critique.
Donc je ne t'ai pas descendu, ce n'est pas mon genre, mais je t'ai titillé, ça oui !
Je suis pas déçu de l'avoir fait, vu ton commentaire "fleuve", qui est loin d'être inintéressant.
D'ailleurs d'ores et déjà merci, c'est "sport" d'avoir bien voulu débattre ainsi.
Le truc c'est que cet entretien est très long.
Et donc je ne pouvais pas débattre avec Manset sur tous ses points de vu par manque de temps et aussi parce que j'avais un "angle" d'article en tête (et il ne nécessitait pas de déconstruire
totalement, en présence de l'artiste, son système de pensée, bien que j'ai un peu essayé) et aussi parce que j'ai mes propres lacunes (comment contester ce qu'il dit en BD et en SF quand je ne m'y
connais pas trop sur ces domaines ?).
Je n'ai jamais aimé Astérix donc bon ce qu'il dit là-dessus ça ne m'énerve pas.
Et je peux comprendre qu'il préfère la "poésie" de Tintin à celle  d'Astérix, question de sensibilité, et intuitivement j'aurais effectivement tendance à le suivre là-dessus même sii je ne
suis pas fana de Tintin.
Pareil pour ce qu'il dit en SF : je comprends intuitivement son approche de la chose, qui rejoint en fait une certaine conception partagée de l'écriture, de la poésie, etc. C'est pour ça que oui à
un moment tu as (à raison) l'impression que je parle tout seul. Parce que voilà, tu es en face de deux mecs dont les sensibilités se rejoignent. Est-ce que ça rend l'entretien inintéressant pour
autant ? Mon but initial était de dévoiler le plus précisément aux lecteurs le monde, le système Manset. C'est déjà pas mal costaud à faire, je pense. Ensuite j'aurais bien aimé plus le critiquer
parce que des trucs me dérangent un peu chez lui, mais il faudrait pour cela une autre interview anglée sur ce thème. Après, en effet, j'ai du mal à lui en vouloir vraiment pour son côté "c'était
mieux avant". Je ne le nie pas. Autant dans la forme ça m'embête un peu son délire passéiste, autant dans le fond... ça me parle un peu ce qu'il dit, je ne sais pas... question de sensibilité... je
dois être un jeune passéiste... réac ? idéaliste ? nostalgique, forcément un peu, comme tu le soulèves. Pour répondre à ta question je dirai donc que oui il y a un côté fan dans cet entretien,
qu'il est assumé en fait, et que s'il ressort pas mal en toute fin d'interview, il est loin de s'exprimer tout au long de l'interview. Et c'est normal : je ne suis pas un fan à proprement parler de
Manset. Je n'ai aps tous ses disques, je n'ai pas un bol Manset, ni de carte du fan club, etc .-)
Tout ça finalement me rappelle ce qu'une amie m'a dit récemment à propos de mon interview de Svensson : "Limite autobiographique cet interview. C'est comme si tu jouais seul au jeu des
questions-réponses. C'est assez troublant. Si tu l'as aussi bien cerné, c'est peut-être qu'il y a de fortes ressemblances entre vous 2." Ce à quoi j'avais répondu : "La visée/tentation
autobiographique est le but sous-jacent de pas mal de mes interviews. Celle-là fait pas mal mouche dans ce sens, d'autres aussi, plus ou moins." Voilà, je suis démasqué, à nu ! Merci pour cet
échange Nico, content aussi d'apprendre que tu as lu les entreiten avec Darc et Talia (qu'entends tu par le "côté Cassandre de cet article" ?)


Jay 16/01/2009 14:34

Ah mais ça devient intéressant ce revirement soudain, ce truc de l'intervieweur interviewé, on veut la suite!!!

Sylvain Fesson 17/01/2009 14:03


Ah bah non justement ! ce serait vraiment pas "journalistique" de ma part ;-) Déjà qu'on me critique d'avoir trop laissé s'exprimer mon "côté fan de" Manset... là je serais vraiment cuit ;-) Et
puis bon, je n'ai pas non plus étalé ma life à Manset, c'est pas un pote, je lui ai juste parlé un peu de mes difficultés à percer dans le milieu journalistique. Rien de transcendant  !


Nico 16/01/2009 02:14

Le cote fan ne prime t'il pas sur le journaliste dans cette interview!?

Sylvain Fesson 16/01/2009 02:20


C'est-à-dire ?
Et as-tu lu les "épisodes" précédent ?
Car là j'ai un peu l'impression que tu arrives après la bataille et que tu juges hâtivement.