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  • : Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 01:28
Mémoires d'outre-manche

 

 

 




Ce soir mon cœur est d'outre-manche. Parce qu'une fille s'y trouve. Et qu'avec Maybe Everything Someday Comes Back, The Artyfacts m'y transporte. 







Zut, toute cette rétention d'eau des deux derniers jours anéantie par le premier album d'un petit groupe issu de "la scène teenage rock bordelaise". Ce groupe c'est The Artyfacts, cet album Maybe Everything That Dies Someday Comes Back. Il m'attendait au courrier après un week-end riche en émotions fortes. Comme un signe, genre "Vas-y garçon, paie ta larme."


Comment faire autrement à l'écoute de ces 10 titres ? D'un "Nebraska City" en clin d'œil au premier album solo de Springsteen à un "Yellow River" citant le "Knockin' On Heaven's Door" de Dylan en passant par un "Love Is Spain" aux faux airs du "Besame Mucho" des Beatles, quelle légèreté, quelle innocence, quelle justesse. Ces solos de la guitare, ces chœurs, j'allais dire : dentelle, féerie. Mais c'est les sixties, tout simplement. Ce ciel-là. Plus pop que rock, plus anglais qu'américain. "On A Carousel", "Anyway", "Sweet White Angel", on écoute ça en se laissant flotter comme si c'était "Learning To Fly" de Tom Petty, "Say It Ain't So" de Murray Head, "Sunday Morning" du Velvet, des vieilleries sans âge où s'engouffrent vent, soleil et ciel gris.


Avec "Chelsea Motel" et "Rory Gallagher, I Love You But You're Bringing Me Down", les gars lancent même deux piques garage-rock, mais en creux, toujours. Si je voulais faire la leçon, je dirais que cette poésie c'est tout ce que n'auront jamais les baby-rockers parisiens surbiberonnés en Rock & Folk. Mais je viens en paix. Si je voulais finir sur deux remarques, je dirai que The Artyfacts affiche une précocité géniale la Coming Soon et que vu leur style musical et la délicatesse de leurs écrins mélodiques on n'est pas étonné d'apprendre qu'un confrère du groupe Calc les a aidé à réaliser leur disque.


Mais quand on découvre un tel groupe on n'a pas envie trop en dire. On aimerait presque s'interdire d'en parler, et les garder pour soi comme un mouchoir sous l'oreiller, les prévenir des dérives du succès. Lose forever, love forever. Alors que je tape ces mots je réécoute l'album pour m'assurer que je n'ai pas rêvé. Ce soir mon cœur est d'outre-manche.


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Published by Sylvain Fesson - dans DISCussion
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commentaires

Aymeric 12/11/2008 13:08

Merci enormement pour cette chronique .et surtout "ne t'interdit pas d'en parler autour de toi" .à bientôtAymeric pour Bordeaux rock .ps : the Artyfacts à la soirée Magic le 20 janvier à la Flèche d'Or.

Alex 10/11/2008 11:23

Eh ben, tu es amoureux, toi ;))

Sylvain Fesson 10/11/2008 11:58


Bon et cette musique, elle te rend in love mister Pok ? ;-)