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  • : Parlhot cherche à remettre l'art de l'interview au cœur de la critique rock. Parce que chroniquer des CD derrière son ordi, c'est cool, je le fais aussi, mais le faire en face du groupe en se permettant de parler d'autres choses, souvent c'est mieux, non ?
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 23:43
Inventaire avant liquidation ?



 

 


Un souvenir. Nous sommes en 2004, au festival belge de Dour. Dans le public règne une tension palpable comme si on attendait le messie. Ou Radiohead. Mais c'est Mud Flow, un trio du coin qui déboule et, allez savoir pourquoi, c'est tout comme. La claque. Quel plaisir de les sentir si grands. Quel plaisir de se sentir si petit. Balayé par Sigur Ros et Muse réunis.

 

 




Pourquoi je vous raconte ça ? Pourquoi tant de nostalgie ? Parce qu'aujourd'hui tout cela est bel et bien passé. Avec son 4e album Mud Flow die bye bye au rock et peut-être bien bye bye tout court. En France presque personne ne les aura connu au moment de leur apogée. Quand ils avaient les crocs et sortaient A life on standby, un 3e album en forme de Graal spleen-rock.


Avec un tel disque les mecs avaient mis en émoi la sphère indie rock pour qui la mélancolie est une religion en soi. C'est dire si le prochain Mud Flow était attendu au tournant. Savoir que celui-ci est un album de transition avant une éventuelle réorientation folk change la donne. Mais se retrouve-t-on pour autant à devoir tirer sur une ambulance ? Non parce que cet album est bon.


Certes, le quatuor de Vincent Liben ne réitèrent pas le coup d'éclat d'A life on standby, mais en s'ouvrant à des teintes plus joyeuses et colorées - comme Coldplay dirais-je si la seule mention de ce groupe ne faisait pas vomir les fans d'indie rock - Mud Flow lance d'habiles perspectives pour la suite dont plusieurs ne manquent pas de faire mouche dès maintenant.


Les 8 minutes de "My Fair Lady Audrey" ouvrent les festivités sur un air de déjà vu particulièrement jouissif puisqu'on retrouve intact le poison mélodique inoculé il y a 4 ans : ces atmosphères ultra souples qui oscillent sans cesse entre rage et tristesse et que développe aussi "The Number One Play Of The Year". C'est après que ça se corse en se décorsetant.


Parce qu'alors Mud Flow ose l'hédonisme. "In Times", très rock, finir par déballer une pluie de "lalala". "Trampoline" fait vriller deux guitares noise avant de lâcher une double fanfare funkisante. "Monkey Doll" sort ukulélé et chœurs "wop pidou" après une intro qu'on jurerait sortie du chapeau d'I'm From Barelona. "Waltz 1" est bien une valse... Wouah.


"J'aurais beau vieillir, je n'abandonnerai pas. Mais si cela m'arrivait, secoue-moi. Rappelle moi qu'un jour j'ai été jeune, qu'un jour j'ai été cool, qu'un jour j'ai été moi" chante Thom Yorke sur "A Reminder". Allez savoir pourquoi, "Ryunosuke" de Mud Flow me ramène intimement à ce morceau. Et quel plaisir, plus grand, de se sentir encore balayé comme ça.


Ils sont le 4 septembre en concert à la Flèche d'or.


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Published by Sylvain Fesson - dans DISCussion
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commentaires

Billy HP 05/09/2008 09:23

D'avance pardon, parce que cela ne va rie nfaire avancer mais... je tenais à te dire que je suis un fan éperdu de A Reminder de RH.A mon sens (et dans son style) probablement un de leurs meilleurs morceaux. Voilà.

Sylvain Fesson 05/09/2008 11:08


Ce sont des choses qui méritent d'être dite mon cher. Je comprends ;-)


Gascar 03/09/2008 22:36

Hâte de voir vos interviews de Mister Vincent en ligne ;)Plus d'info sur le groupe pour ceux que cela intéresse: http://mud-flow.blogspot.com/ et sur le forum! A pluch

Sylvain Fesson 04/09/2008 02:11


Voilà Gascar, y'a plus qu'à lire ;-)
A+


lustucru 03/09/2008 15:46

c'était plutot dans l'esprit"dit moi qui t'écoutes je te dirai pour qui tu votes", mais version presse.J'étudie les recoupemenst entre l'idéologie d'une presse et les critiques musicales."un peu dans l'esprit si tu me lis c'est ça que tu "dois" écouter." et comme la musique c'est assez transversal...oui bonc'est mon dada.(oui je suis une cata en ortho, meme en sms je fais des fautes ;-)) 

Sylvain Fesson 03/09/2008 16:06


Pas dénué d'intérêt cette idée.
Bon : tu y cogites pour le fun ou quoi ?
Parce que sinon moi je te la piques et je deviens riche avec en écrivant 10 pages là-dessus pour je ne sais quel magazine qui voudra de moi (et ça fait beaucoup de magazines, si, si) !


Ju 03/09/2008 14:55

Bonjour Sylvain et merci pour ton commentaire. C'est vrai que nos deux chroniques se rejoignent sur bien des points :http://www.desoreillesdansbabylone.com/2008/08/mud-flow-ryunosuke-2008.htmlJ'attends ton interview, qui ser acertainement plus long que le notre, quid evrait également arriver dans quelques jours. Il va s'en poser des questions Vincent...A bientôt,Ju.

Sylvain Fesson 03/09/2008 15:31


Content que tu répondes ici Ju !
A bientôt donc pour confronter nos entretiens avec Vincent Liben ;-)


lustucru 03/09/2008 14:06

non je prend du maalox par prévention le coldplay étant souvent cité en ce moment. ;-) je trouve que leur non est parfait.sinon j'ai un petit nom pour les cloisonnés dans leur bon goutsindé-griste. (et puis j'écoute la tête à claque alors il m'en faut pour vomir)dis question journalisme tu as déjà fait des articles qui décrivaientle parrallèle entre orientation politique de la presse et les critiques sur des mouvements musicaux ou des artistes?

Sylvain Fesson 03/09/2008 14:28


C'est bon ça, indé-griste ;-)
Non, jamais fait d'article sur le lien entre orientation politique et orientation critique
Pourquoi ?
Tu repenses à ça suite au Carla Bruni ???
Suis allé sur ton blogT'assures niveau orthographe !
Niveau style aussi, c'est cool.