Dimanche 18 mai 2008
Live au Bataclan





Le 12 mai ce n’était pas un temps à mettre un goth dehors. Trop de chaleur, trop de soleil, trop de ciel bleu. Mais comme
Einsturzende Neubauten investissait le Bataclan, c’était parfait, ils étaient tous à l’intérieur pour célébrer le retour des fondateurs de l’indus.








Dans la salle, le noir règne mais par contre, une chaleur de fou, suffocante. On a envie de se foutre à poil sur le champ. On aimerait bien que les petites goth sexy en fassent autant, mais faut pas compter sur elles. Trop fetish pour ça les goth-punk. Bref c’est un temps à draguer et à digresser sur des sujets tout autres que musicaux, mais voilà Neubauten va se pointer sur scène et c’est important.

Neubauten je sais pas si vous savez mais c’est le groupe allemand qui a écrit une nouvelle page de l'histoire du rock en 1980 en injectant la réalité industrielle de Berlin Ouest dans le ronron de la musique pop. L'album s'appelait Kollaps, un concentré de musique bruitiste et avant-gardiste qui faisait "virevolter des outils contre du matériel industriel par-dessus un tapis de synthétiseurs gothiques" comme l’écrira Greil Marcus dans son séminal Lipstick Traces. Bon dix ans plus tard ça n'empêchera pas des américains du nom de Trent Reznor et de Marilyn Manson de reprendre ses trouvailles à leur compte pour nourrir cette bonne vieille pop culture, mais voilà à l’époque l’indus tel que pratiqué par Neubauten c’était d’avant garde, révolutionnaire.

Ce qu’il en est aujourd’hui ? Ce concert pourrait permettre de répondre à la question. Neubauten je connais peu au-delà de leur réputation. Ce n’est pas ma came comme on dit. C’est la première fois que je vais à un de leur concert. Mais j’attends quelque chose de fort. On m’a tellement dit que sur scène c’était du lourd. Un ami super fan m’a même montré des DVD du groupe et c’est vrai qu’en live ça a l’air sidérant. Alors j’attends ma claque. Et bien je peux vous dire qu’elle est pas venue.

Le groupe a joué 2h15 et qu’est-ce que je me suis fait chier. Je suis même pas resté jusqu’au bout. Ils ont joué que des morceaux postérieurs à 2000, c’est-à-dire des morceaux calmes pour la plupart, privilégiant des climats plein de tension hypnotique. Enfin, hypnotique, soporifique oui. Pour un peu on se serait cru à un concert de Morcheeba. Et puis ohlala comment il se la pète le chanteur de Neubauten. Ce qu'il est pontifiant. On dirait qu’il se prend pour le pape là tout habillé en noir à nous réciter sans fin ses textes dont on ne comprend rien (et pour cause c’est en allemand) mais qui ont l’air de dire de grandes vérités pendant que ses musiciens s’agitent sur leurs instruments ou leur matériau de récup’ genre perceuse, ressorts, tubes, fûts, taule. Et puis vas-y que je célèbre moi-même mon propre culte en gravant illico le concert sur disque pour le vendre aux fans à la sortie.

Non franchement j’ai trouvé ça très bof. Je retiendrais juste la mélodie rouleau compresseur de "Weil Weil Weil", les jouissifs coups de tonnerre du très punk et foutraque "Let's Do It A Dada" et le lancinant "mela, mela, mela, mela, melancholia" de "Die Befindlichkeit Des Landes". C'est maigre. Pourtant j'étais prêt à y croire à la grande noise musique de Neubauten, prêt à me la prendre en plein dans la gueule. Mais non. Et puis de voir des iconoclastes se pendre pour des icônes et être pris pour des icônes quelque part je trouve ça d’un triste. Pourtant Blixa Bargeld, le maître d’œuvre de Neubauten, je l’avais rencontré 6 mois plutôt à l’occasion de la sortie de Alles Wieder Offen, le 14e album du groupe, et j’avais plutôt bien aimé tout ce qu’il m’avait dit. Mais bon au bout d’un moment les révolutionnaires sont meilleurs en théorie qu’en pratique. Trèfle de performance donc et place au discours
(ici).

Photos par
Robert Gil
par Sylvain Fesson publié dans : DISCussion
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 14 mai 2008
Punch hard grunge







"véhiculer un gros sentiment de déjà-vu, ce n'est pas péjoratif, c'est super"

"la musique qui n'accroche pas, je n'en vois pas l'intérêt"







Votre premier album est bien construit je trouve. Il alterne judicieusement quatre morceaux rentre dedans, glisse une ballade, repart au charbon juste derrière avec 5 morceaux vénères et s'achève sur une ballade.

Nicolas : Oui, je voulais entremêler les deux, ne pas faire une face énervée et une face calme. Mais le truc c'est que cet album j'ai eu le temps de le préparer. "Teenage", la chanson la plus vieille, date de 2001.
Robin : ça n'a plus rien à voir avec ce qu'on fait aujourd'hui. Parce qu'on a grandi et que maintenant on compose plus à trois. Or on a tous des influences différentes.

Toi, Robin, quels sont tes groupes favoris ?

Robin : Mon groupe préféré de tous les temps en ce moment c'est les Queens Of The Stone Age. Après en tant que batteur je suis sur-fan de Police et j'adore Dave Grohl. De toute façon moi je suis de la génération grunge de Seattle. Ce qui me fait vraiment triper à la batterie ce n'est pas de faire des trucs ultra-compliqués mais de faire des trucs énergiques pour casser mes baguettes ! Le côté défouloir.

Toi, Leslie, quels sont tes groupes favoris ?

Leslie : En fait, malgré notre différence d'âge, mes goûts sont asses proches de ceux de Nico.
Nicolas : Oui, on se retrouve un peu sur des trucs punk américains bien kitsch comme il y en a d'aujourd'hui. Mais moi mes influences viennent vraiment du hard US des années 80.

Ça se sent à la présence de quelques brefs solos de guitare sur certains de vos morceaux.

Nicolas : Oui, je n'en fais pas partout parce que ça me gonfle. Quand j'avais 16 ans c'était autre chose.

Dans votre disque, on se prend vraiment les années 80 en pleine poire quand surgit un saxo en plein milieu de Lower. En l'entendant je me suis dit : "Ah, les salauds, ils ont osé !" et ça passe, nickel, classieux.
Nicolas : C'est un copain jazzeux qui est venu mettre ça. Moi je ne l'aurais jamais fait.

Ça donne un petit côté quart d'heure américain au morceau.

Nicolas : Il y a un peu ça, mais ce n'est pas non plus un slow genre "Still Loving You" de Scorpion. En fait quand j'ai enregistré l'album je me suis dit qu'on allait rajouter plein de trucs kitsch qu'on n'écoute plus !
Robin : On a par exemple mis des petites percus trouvées sur des albums de Motörhead !

Aujourd'hui le hard revient pas mal en force. Il est enfin de bon ton de dire qu'on écoute AC/DC, Metallica, Iron Maiden, ce que font des groupes comme Justice, Fancy...

Robin : Oui, il y a un gros retour de ces années 80. Je le vois tous les soirs au Klub où je bosse comme ingé-son : les groupes qui rameutent le plus de monde sont ceux qui auraient fait un carton dans ces années-là. Leur musique véhicule un gros sentiment de déjà-vu, mais ce n'est pas péjoratif, c'est super.

Tous les morceaux de votre disque sont super accrocheurs, ce qui m'a, j'avoue, bien bluffé. L'objectif de Talia c'est l'efficacité mélodique ?

Nicolas : Oui, tant que je peux. Ça c'est l'influence des groupes de hard, on est toujours sur la même structure : intro, couplet, solo au milieu. Pour l'instant on en est là. Sur le deuxième album ce sera peut-être un peu différent. Mais bon le problème pour moi c'est que la musique qui n'accroche pas je n'en vois pas l'intérêt. Ça veut dire que n'importe quel con peut le faire parce que c'est souvent les trucs les plus simples qui sont le plus compliqué à faire.

Effectivement, votre rock est loin d'être cérébral, au contraire il a quelque chose de régressif...

Nicolas : Mouais... c'est sûr qu'on ne fait pas de l'expérimental prise de tête mais je ne suis pas non plus dans le trip "1, 2, 3, 4, couplet, refrain, couplet, refrain" genre 2 minutes 10 à fond la caisse comme les Ramones. Pareil pour les paroles.
Leslie : Mais allez Nicolas, ce n'est pas grave si tu n'es pas cérébral !
Robin : Oui, moi je suis complètement d'accord ! Franchement, à part quelques groupes comme Primus, la musique cérébrale m'a toujours fait chier.

Le groupe, ça vous prend beaucoup de votre temps ?

Nicolas : On a des emplois du temps carrément incompatibles. Robin est régisseur au Klub, moi je bosse dans des studios, Leslie est étudiante en informatique. On a donc du mal à se voir en dehors des répétitions et des concerts, mais ça va venir, surtout avec la tournée qui se profile.

Vous avez des plans pour faire des premières parties de groupes connus ?

Nicolas : Non, mais on a rencontré Dave Grohl, on aurait dû lui demander !
Robin : Ah oui, c'était énorme ! Pour la sortie du dernier album des Foo Fighters on a reçu des invitations pour l'écouter en avant première. Ça se passait dans un bar. On était à peine une trentaine, les "Fighters" étaient là au complet et nous on était là comme deux cons parce qu'on devait être les seuls à ne pas être journalistes.
Nicolas : On a croisé le mec de Luke, qui a d'ailleurs carrément snobé Dave Grohl, ça m'a fait halluciner. Ce qui était rigolo c'était de voir Dave Grohl.

Vous avez réussi à lui parler ?

Nicolas : Oui, à un moment il m'a attrapé par la manche. J'avais peur qu'il m'en mette une ! Il est balèze. Dave Grohl lui tu sens qu'il est vachement sollicité. Tu lui parles et au bout de 30 secondes l'attachée de presse t'interrompt parce qu'elle a toujours quelque chose à lui dire. J'hallucinais de me dire que j'étais en train de parler avec le batteur de Nirvana. J'essayais de ne pas trop y penser sinon j'étais cuit !
Robin : Le mec est super connu mais il n'a absolument pas le melon, il reste hyper humble, très cool. Moi ce qui m'a rendu fou c'est qu'on a parlé avec lui comme si c'était un pote. Le bassiste la première question qu'il nous a posé c'est : "Wouah, il y a du rock en France ?" Ce n'était pas péjoratif mais il avait l'impression qu'il n'y avait que dalle. Il ne connaissait aucun groupe français.

Vous leur avez filé un de vos CD ?

Robin : Oui, Dave Grohl est reparti à son hôtel avec des CD à nous dans les poches !


Photo par Thomas Laisné

par Sylvain Fesson publié dans : DISCussion
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Lundi 12 mai 2008

Punch hard grunge

 

Il y a deux semaines, chroniquant Cockroach Killer, le premier album salement contagieux du trio rock Talia, je titrais "Du qui tâche". Je ne faisais pas si bien dire. Voilà que je me prenais illico une volée de bois vert de ce saligaud de Bester : "Etre dirty ne signifie pas non plus être compétent. Ce groupe est minablement doué. Leur musique est totalement vide de compositions. Vide. Ennui. Mort", qu’il disait en commentaire. Non mais franchement pour qui il se prend le Bester, une idole au goût indéboulonnable ?

 

Bien sûr c’est bon de jouer son dandy, de faire son Wagner et de déclarer, comme celui-ci déclara dans une lettre adressée à un ami : "Je suis autrement organisé que les autres hommes. J’ai les nerfs plus sensibles. Il me faut la beauté, l’éclat, la lumière. Le monde me doit ce dont j’ai besoin. (…) Est-ce donc une exigence inouïe que de demander que vienne à moi le peu de luxe dont j’ai envie ? Moi qui prépare de la jouissance à des milliers et des milliers d’êtres." Oui, c’est bon de dire ça. Et parfois il le faut. Moi-même je le fais, parfois, à ma façon. Mais de temps en temps c’est bon aussi de revenir sur terre et de s’enduire de cambouis en s’administrant le plaisir basique d’un guitare-basse-batterie. Un truc qui tient au corps.Talia ne fait pas dans le détail, il lorgne vers le grunge et le hard, réconcilie Axel et Kurt, 80’s et 90’s. Et qu’importe la musique de 2008. Qu’elle aille au diable la musique de 2008. Parce que franchement ça commence à devenir insupportable ces prédictions débiles sur l’avenir de la musique, ce qu’elle doit être et ne pas être. Je ne sais pas vous mais moi ce que je demande de la musique c’est qu’elle me fasse du bien quelque soit son genre. Talia m’en donne au rayon rock binaire alors je ne me fais pas prier, je me sers. Hé oui je suis un consommateur. Je suis aussi Monsieur-tout-le-monde. J’aime pousser mon caddie en écoutant The Teenager. Le 12 avril dernier je suis donc allé interviewer Nicolas (chant, guitare), Leslie (basse) et Robin (batterie) pour discuter des mélodies cogneuses et divinement régressives de Cockroach Killer, qu’ils défendront sur scène le 15 mai à la Boule Noire.

 

 
"On désirait une pochette dans l’esprit de celle d’Appetite For Destruction"

 

"Vouloir une nana à la basse, ça doit être mon trip Téléphone"

 



Salut. Alors il vient de loin cet album ?
Nicolas : Oui, un peu. On l'a fini en décembre 2006. Il a donc un an et demi.

Pourquoi un tel délai entre sa finition et sa mise sur le marché ?
Nicolas : En fait j'avais un contact avec deux labels, mais entre temps ils ont coulé. En gros on s'est donc retrouvé comme des cons avec notre CD sur les bras. C'est là que j'ai rencontré Jean-Philippe Béraud de chez Martingale et c'est lui qui a fait tout le boulot de démarchage. Moi je suis nul là-dedans. D'ailleurs ce n'est pas toi qui as dit qu'on n'était pas les rois du marketing ? Bah tu as raison.

J'avais surtout épinglé le mauvais goût de votre pochette...
Nicolas : A ce propos le mec qui l'a dessinée est mort ! La semaine dernière. C'était un copain à moi (tout le monde rit jaune, ne sachant pas si c'est du lard ou du cochon, Nda). C'est vrai. Ils l'ont retrouvé chez lui. Il a dû avoir un accident cérébral. C'est dommage, j'adorais ce mec, je trouvais ce qu'il faisait vachement bien.

C'est l'envers du chic la pochette qu'il vous a faite...
Nicolas : C'est ça que j'aime bien. En fait Spider et moi on était fans de Robert Williams, le dessinateur américain qui avait fait la première pochette d'Appetite For Destruction des Guns And Roses, celle censurée où on voit une petite fille en train de se faire violer par un robot. On voulait un truc dans cet esprit-là.
Robin : Cette pochette est source de controverse. Leslie et moi on ne l'aime pas ! Le truc c'est que plein de gens nous disent que ça ne reflète pas vraiment notre style musical.
Nicolas : Faire une pochette d'album c'est toujours compliqué. Avant on avait fait un truc plus beau et ça n'avait aucun intérêt, ça ne suscitait aucune réaction si n'est une espèce de consens mou, comme les pochettes de Soul Asylum qui représentent de belles peintures de nanas tenant deux mômes par la main. Là, ce qu'on a fait je préfère parce qu'il y en a qui peuvent me dire qu'ils trouvent que c'est de la merde. Le problème c'est que cette nana je voulais la décliner sur tous nos visuels comme Eddie, la mascotte zombie d'Iron Maiden. Mais évidemment, on ne pourra pas. Parce qu'en plus mon pote ne m'a pas appris à la dessiner. Et ça me ferait bizarre de la faire dessiner par quelqu'un d'autre. Donc du coup elle va disparaître.

Talia a connu deux moutures. A quoi ressemblait la première ?
Nicolas : C'était moi avec deux autres mecs. Ça a duré de 2002 à 2006.

Pourquoi sont-ils partis ?
Nicolas : Ça s'est essoufflé. L'un a eu des mômes, l'autre s'est plus investi dans son taf. Enfin je n'aime pas trop en parler parce qu'ils ne sont pas là et que maintenant je suis avec Leslie et Robin.

Deux tiers du groupe ont changé. Pourquoi avoir gardé le même nom du groupe ?
Nicolas : Parce que je le trouvais bien et qu'eux avaient la flemme d'en chercher un autre. Et puis le disque contient pour moitié des chansons qui datent de la première période de Talia. On les a juste refaites, donc elles sonnent différemment.

A quoi ressemblait le son de Talia avant ?
Nicolas : Le côté métal qu'on a encore un peu était plus prononcé, avec la grosse caisse en avant et des tempos plus lents. Le bassiste et le batteur étaient comme moi fans des Guns et de Nirvana.

Du coup, tous les trois comment vous êtes-vous rencontrés ?
Robin : J'ai rencontré Nico en 2002 à la Fête de l'Huma. A l'époque je jouais avec des potes dans un groupe de métal. On a bien accroché. En plus on fréquentait le même bar. Donc le jour où Nico m'a appris que ses zicos le lâchaient, comme moi j'en avais aussi plein le cul de mon groupe, on s'est mis à jouer ensemble.
Nicolas : Et 6 mois après on recrutait Leslie après avoir auditionner 15 bassistes.
Robin : C'était celle qui avait le moins d'expérience, mais elle a pigé les morceaux tout de suite.

Ça vous plaît d'avoir une nana dans le groupe ?
Nicolas : C'est ce qu'on voulait. Enfin, on se disait que ce serait encore mieux si on trouvait une nana. Parce que quand tu n'es qu'avec des mecs, tout vire vite au truc de crétin. Tu sors, tu te pintes la gueule, tu dragues les meufs. J'en avais un peu marre de ça.

Oui, et puis dans un groupe ça fait classe d'avoir une belle nana à la basse.
Nicolas : Ça doit être mon trip Téléphone. J'étais vachement fan de ce groupe quand j'étais môme et ça a dû me marquer. Je ne sais pas si tu as vu des interviews des groupes de hard rock dans les années 80 mais ça ne volait pas haut. Or quand je voyais Aubert parler je trouvais qu'il avait l'air moins con donc je me disais qu'avoir une meuf dans le groupe ça devait aider en calmant le taux de testostérone.
Robin : Grâce à Leslie, pareil, on est devenus moins con !
Nicolas : Surtout quand on s'est retrouvé enfin tous les trois j'ai écrit 5-6 morceaux en trois mois.

C'est le fait d'être en groupe ?
Nicolas : Oui, ça stimule l'inspiration. Mais voilà après je suis capable de ne rien foutre pendant 6 mois. Je n'ai pas de jus, rien. Si je trouve un truc, très vite je me dis que c'est de la merde et je l'envoie au panier. En fait mon problème c'est que quand je trouve un truc, si j'ai déjà l'impression de l'avoir fait, je le jette. Pour notre prochain disque je vais essayer de me prendre un peu plus la tête sur les constructions.


(Suite et fin.)


 

 

Photo par Thomas Laisné

 

par Sylvain Fesson publié dans : DISCussion
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus